lunes, 29 de diciembre de 2008

Nouvel an en Espagne : campanadas, uvas y turron

Deuxième épisode des fêtes, après les foies gras et huîtres à foison en Vendée, je passe le 31 décembre, la Nochevieja à manger du Turron à Tudela de Duero, près de Valladolid, ancienne capitale du royaume d'Espagne, en pleine région de Castilla y Leon.
En famille, comme il se doit... avec du raisin et ... devant la télé, comme il se doit...



Las uvas, les 12 grains de raisin dans une main et le verre de champagne dans l'autre : (Et oui, en bonne Française indécrottable de chauvinisme, je préfère encore et toujours les fines bulles de la région de Champagne que celles un peu plus du Cava de Catalogne ... et je rapporte donc à ma belle famille quelques douceurs indécrottable, vous dis-je...)


Le Rituel
Minuit moins cinq, donc, on se branche sur la TVE1, première chaîne de la télévision espagnole pour voir le programme retransmis depuis la Puerta del Sol, où la fête bat son plein : des milliers de personnes attendent dans le froid las campanadas (les cloches)... deux animateurs sortis tout droit des années 80 occupent l'antenne pour meubler l'attente...


Et à 23h59'59'', l'émotion monte encore d'un cran quand la boule dorée descend dans la tour emblématique de la puerta del sol...

Les 4 quarts d'heures sonnent, le temps pour tous de porter les grains de raisin au plus près de la bouche... et le moment fatidique !!
Sur l'écran seule demeure la tour où la cloche sonne accompagnée d'une publicité pour mastercard qui nous souhaite une bonne et prospère année :)
et les 12 grains de raisins dessinés en bas de l'écran de disparaître, avalés par un petit pacman...

Eh ben, il n'est pas si évident de manger en rythme un grain de raisin à chaque coup !!
Pas sûre d'avoir beaucoup de chance quant à moi cette année !

Mais je vous la souhaite à tous aussi douce et riche que les turrones espagnols !

viernes, 19 de diciembre de 2008

Migration de la cigogne dans l'autre sens

Assez parlé, il faut maintenant agir !

Noël était dans l'air depuis un petit moment, et bien il fallait que ça arrive, malgré le grand soleil qui brille sur Madrid (13º un 19 décembre, je kiffe, si vous me passez l'expression), cette fois ça y est, Noël est là ou tout près.


La cigogne rejoint ses pénates : Je quitte l'Espagne pour m'en revenir quelques jours dans mes contrées sinon natales, du moins familiales. (voir photo)
Je vais profiter de deux semaines de vacances pour faire le plein de famille, de repos, de cadeaux :) et ... de bonne bouffe !!
Tant pis pour les kilos que j'arriverai plus à perdre avant l'opération "je veux pas ressembler à un boudin dans ma robe de soirée pour le réveillon"...

Bredele et foie gras maison n'ont qu'à bien se tenir!

Joyeuses fêtes à tous, où que vous soyez !

...et à bientôt!
Crédits: Jean-Baptiste @la langue fourche

domingo, 14 de diciembre de 2008

Noël en Espagne

Chose promise, chose due, je ne pouvais pas ne pas faire un article sur les festivités de Noël en Espagne.

J'ai déjà parlé de la Loterie et de l'euphorie qu'elle déclenche, eh bien pour le reste c'est pareil. Les Espagnols dépensent des sommes colossales pour les fêtes. En nourriture évidemment, comme en France, et puis dans les cadeaux (comme en France et comme dans tous les pays occidentaux, j'imagine). Mais avant tout il faut savoir que Noël et les fêtes de fin d'année durent encore plus longtemps qu'en France. D'ailleurs Noël se dit Navidad mais on utilise le plus souvent NavidadES au pluriel, ça s'invente pas!



Des fêtes éternelles
Comme en France et dans les autres pays où la religion catholique a imprégné les traditions, en Espagne, les fêtes de fin d'année sont centrées autour de la Navidad, la naissance de l'enfant Jésus, qu'on célèbre en famille, mais, après le 25 décembre, ça continue... jusqu'au jour des rois.

Début décembre, Madrid se pare de décorations, et les lumières illuminent les rues pendant toute la période de Noël, tandis que les magasins débordent de cadeaux pour les enfants, de nourriture et de crèches parfois à taille humaine.

Une fois le décor planté, les festivités peuvent commencer !
- Le 24 décembre, c'est Nochebuena, les familles se réunissent pour le dîner autour de la crèche (belen) et d'un repas gastronomique.
- Le jour de noël, Navidad, le 25 décembre, est férié, ainsi que le 26 dans certaines régions.
- Le 28 décembre c'est Santos Inocentes, l’équivalent de notre 1e avril : le jour des innocents, on se fait des farces.
- Le 31 décembre, pour le réveillon du nouvel an, Nochevieja, on dîne en famille (!!!), avant d'aller rejoindre ses amis pour faire la fête.
- ... le 5 janvier au soir, on remet le couvert! Un nouveau réveillon et une nouvelle fête en famille le lendemain, le 6 janvier, cette fois pour célébrer l'épiphanie, (Reyes, le jour des rois) avec le même faste que le 24 décembre.
Imaginez refaire Noël quinze jours après… et bien les Espagnols le font!! Lorsque les Français se remettent du Réveillon de la Saint Sylvestre en mangeant un petit bout de galette, ils refont réveillon, dîner, cadeaux etc.

Une gastronomie qui n'a rien à envier à la française

Ne croyez pas que parce qu’ils font la fête plus longtemps, les Espagnols sont plus sobres dans leur manière de fêter !

Au menu de ces multiples dîners, traditionnellement, on trouve une gastronomie assez similaire à ce qu’on trouve dans les familles françaises :
- Des canapés et des fruits de mer en entrée (pas d’huîtres cependant, plutôt des gambas, des crevettes),
- puis en plat principal, de la dinde ou du cochon de lait, précédé ou non d’un poisson
- et pour finir, plein de sucreries pour dessert : pâte d’amandes (mazapan) et nougat (turron), polvorones, biscuits, bombones (des chocolats) que l’on accompagne de cava, le crémant de Catalogne, pour faire descendre tout ça.
Les sucreries en question sont également partagées pendant toute la période de Noël avec la famille et les amis venus en visite.

12 grains ... de folie?
Les principales différences ne concernent pas tant la gastronomie que les habitudes, le fait que les Espagnols sont des inconditionnels de la fête familiale et des enfants-rois.

- Noël ne serait pas Noël sans Cortilandia : sorte de mini-Eurodisney lancé par le magasin corte inglés… en plus cheap mais qui provoque le même type d’engouement. Vous marchez tranquille dans la rue, sans penser à rien, quand à la hauteur du Corte Inglés, un attroupement de badauds et de poussettes vous empêche tout à coup de passer. En cherchant un passage entre les bambins, sur les marches du magasin, vous vous retrouvez face à Minnie et Mickey qui distribuent des ballons en se dandinant sur une musique aigrelette. Vous levez la tête, à 5 mètres au-dessus de vous, sur la façade, c’est une sorte de spectacle de marionnettes ou d’automates. En dépit du mauvais goût avéré de ces spectacles, il n’est pas de famille qui frustrerait sa progéniture de ce moment magique dans la foule et le froid des rues madrilènes.

-A quelques mètres de là, la Puerta del Sol accueille un autre type d’événement pour Nochevieja, le 31 décembre à minuit.


Les Madrilènes, après un énième dîner en famille, se rassemblent sur cette place centrale de la capitale, pour croquer las uvas : 12 grains de raisin au son des douze coups de minuit frappés sur l’horloge de la mairie. Le but est d’avaler les 12 grains avant le 12e coup de cloche, sans quoi c’est la malchance assurée pour l’année à venir. Ce rituel censé porter chance et succès pour la nouvelle année peut paraître anodin, mais il faut savoir que c’est un moment sacré : il est retransmis à la télévision nationale et tous les Espagnols se collent devant leur écran un peu avant minuit pour suivre en « direct live » les statues frapper la cloche sur la Puerta del Sol et pouvoir gober leur raisin en rythme et être sûr d'avoir de la chance pour l'année !

Superstitieux nos voisins ??
:)
Prochain épisode : la venue des Rois Mages le 6 janvier.

martes, 9 de diciembre de 2008

Extremadure : extrêmement nature


Le pont de la constitution, nous l'avons passé en Extrémadure, une des régions les plus pauvres de la péninsule, à la frontière avec le Portugal.
Méconnue des Espagnols eux-même, c'est pourtant une des plus belles.
Quelques clichés souvenirs, des premiers jours dans un brouillard à couper au couteau, ballade dans les montagnes portugaises avoisinantes, puis cueillette des oranges une fois que le soleil est revenu.

Penha Garcia dans la brume


les chênes-lièges
et les orangers


quand le soleil se lève, on profite encore plus:
orangers toujours...
citronniers et grenadier

et le soleil se couche...

viernes, 5 de diciembre de 2008

6 décembre : jour de la constitution

Pour moi, le 6 décembre est important car c'est la St Nicolas... souvenirs de l'enfance, d'effluves douces et sucrées dans les froides journées de décembre en Alsace.

Ici, en Espagne, le 6 décembre est également important, c'est même un jour férié. Comme il y a beaucoup de jours feriés, je n'ai pas fait tellement attention à sa signification. Mais il se trouve que le 6 décembre est suivi du 8 décembre ferié également, ce qui provoque un pont, voire un aqueduc dans certains cas.

Je suis donc en congés pour un we prolongé, et la moindre des choses que je pouvais faire, c'était vous faire partager ma découverte quant au pourquoi de ce jour férié :

Le 6 décembre 1978, trois ans après la mort de Franco, la nouvelle Constitution est promulguée, marquant le début de la Transición Española qui transforma l'État autoritaire de 1975 en Monarchie parlementaire.

Cette année cela fait donc 30 ans exactement que la constitution espagnole a été promulguée.

miércoles, 3 de diciembre de 2008

Téléphone en Espagne : la blague continue

Hier, je rentre à la maison, où le téléphone est muet depuis deux semaines environ. J'ouvre la boîte aux lettres, et trouve une enveloppe à mon nom de l'entreprise nationale de téléphonie. Persuadée que l'ouverture de la ligne nous a coûté pas grand chose ou rien, puisqu'il s'agissait d'un transfert de ligne, j'ouvre confiante en montant les escaliers.

Ne jamais ouvrir un courrier dans l'escalier!!!
le souffle coupé, j'ai failli dégringoler, embarquer au passage mon chéri et la chérie du voisin du dessus, qui montaient derrière moi, nous faire une entorse collective et une ennemie jurée, lorsque j'ai lu les 3 chiffres avant la virgule, un 1 un 6 et un 7... Notre gentil monsieur venu installer la ligne il y a 3 semaines, qui nous a laissé en plan avec un téléphone muet, nous a facturé la totale...

167 euros pour un téléphone muet et sachant que cette opération est seulement un préalable au dégroupage total!!!! j'ai un peu mal au ...

1e épisode :
Ni une ni deux, Luis prend son téléphone (portable toujours) et appelle le service facturation...
Un Monsieur lui explique que cette somme correspond à une ouverture de ligne et à l'installation d'un nouvel appareil, parce que nous avons demandé visiblement à changer de système... (que celui qui comprend un technicien du téléphone dans un pays dont il n'est pas natif me jette le premier combiné à la figure: j'étais seule quand le type est passé et je n'ai pas franchement compris grand chose à son charabia... c'est ptet ce qu'il a fait sur son échelle après tout, changer de boitier...) que pour ce qui est de la somme en question, il ne peut rien faire tant qu'on a pas payé et que seulement une fois qu'on aura payé, on pourra déposer une réclamation. Quant au fait que la ligne soit muette, c'est pas son problème, faut qu'on appelle à un autre numéro...

2ème épisode :
Luis appelle le service technique. Au bout de 10 minutes d'une attente téléphonicorrible...
- il est trop tard pour fixer un rendez-vous avec un technicien Monsieur, quand seriez vous disponible pour que nous puissions fixer ensemble un nouveau rendez-vous et vous envoyer quelqu'un ?
- je suis joignable toute la journée sur mon téléphone.

- très bien Monsieur, nous vous contactons demain.


3e épisode
Aujourd'hui, il est 17h, je suis au bureau. Mon portable sonne. Je décroche, c'est mon bel hidalgo:
- Tu es au bureau là?
- ben oui pourquoi?

- Ben tu sais le technicien des telecom? Il est devant notre porte. Tu pourrais éventuellement foncer à la maison
(mon bureau est à 10 minutes à pied de la maison) pour lui ouvrir la porte et qu'il puisse réparer la ligne ?
- ... Hein ? Nan mais, attends, je comprends pas là : pourquoi il est chez nous ???? Il appelle pas avant de venir ? Qu'est-ce-que tu lui as dit ?
- Ils viennent de m'appeler... en me disant que le gars était devant la porte. J'avais dit qu'on était disponible toute la journée...

- mais... mais mais ? Disponibles toute la journée ??? mais on bosse !!

- Oui j'ai dit que je serai joignable pour FIXER un rendez-vous... ils ont compris qu'on était disponibles... c'est à dire à la maison toute la journée...
-pfffffffffff.... bon j'y vais, le temps de le dire à mon chef.

Je laisse un mot sur le bureau de mon chef en lui disant que j'ai un problème, qu'il faut que je m'absente une heure et que je reviens après, pour faire mes heures.
Sur le chemin, je cours pour arriver plus vite et à mi-chemin, le téléphone resonne... c'est re-mon chéri, qui me dit "n'y vas pas c'est pas la peine, le gars est parti manger, il revient à 18h..."

Pas du tout zen, je m'énerve et repars dans l'autre sens en laissant bien entendre à tous les passants ce que je pense des télécoms de ce pays...
Alors que je suis dans l'ascenseur, mon chef m'appelle pour me dire que je ne suis pas obligée de revenir, que je m'occupe de mes histoires et que je revienne le lendemain... Je lui répond que je suis déjà de retour.

Arrivée au bureau, j'ai un 3e coup de téléphone, toujours de mon chéri : le technicien m'attend en bas de chez moi, il a fini de manger.

4e épisode
Même pas étonnée, je repars dans l'autre sens et me retrouve dans mon appart dix minutes plus tard pour m'entendre dire qu'il n'y a rien que Téléfonica puisse faire, que le problème est dans les murs. Et ça fait 70€ pour le déplacement.

Je dois avoir eu l'air tellement désespérée alors, que le monsieur a reregardé les branchements et a trouvé un problème qu'il pouvait résoudre... Il me montre gentiment les cablages, le boîtier qui pendouille du mur extérieur et se lance dans des explications... Là, j'appelle mon hidalgo de service pour qu'ils voient ça ensemble parce que moi je déclare forfait.

Le technicien s'apprête à repartir, teste le téléphone, qui fonctionne et me prépare la facture. Je lui demande alors s'il sait pourquoi nous avons une facture de 167 €... il hallucine! Il me dit qu'on a du demander au premier gars d'installer des trucs, je lui répond "peut-être mais quoi?" là il hésite et remballe finalement sa facture en me conseillant de faire une réclamation. Lui, "comme (nous sommes) restés polis" (sic) il ne nous facturera pas le déplacement.

Le monsieur s'en va, je reste avec ma facture et le téléphone qui... sonne!!!

Mon hidalgo me dit qu'il a réussi à joindre Orange, qui doit s'occuper du dégroupage et venir nous installer l'ADSL...
dans quelques jours !!!!!

La suite au prochain numéro!!!

martes, 2 de diciembre de 2008

Noël et autres nostalgies

Quand on vient du Nord, l'idée de passer la période de Noël sous des latitudes clémentes est assez déjà assez déboussolant. Pour une Alsacienne, célébrer ces fêtes dans un endroit où "Bredele" ou "Christkindelsmärik" sont des barbarismes qui pourraient aussi bien désigner le dernier modèle de BMW qu'un animal néozélandais, c'est une fête un peu gâchée d'avance.

Je ne suis pas, loin sans faut, une tenante de chasse pêche nature et tradition alsacienne mais tout de même, il faut avouer que Noël dans ma région d'origine a une saveur particulière.


Jusqu'à l'écoeurement...

Du temps où j'habitais à Strasbourg, cet engouement général pour le marché de noël, ses petites maisonnettes en bois et en pain d'épices, me donnait sinon envie de vomir, du moins envie de fuir très loin de la foule de touristes, venus s'extasier par troupeaux entiers, devant une malheureuse boule de Noël et ne trouvent rien de mieux à faire au passage que de te coller leur pomme d'amour dans les cheveux ou de renverser leur gobelet de vin chaud sur l'anorak de la malheureuse étudiante qui n'a d'autre choix pour aller à la fac que de traverser le maudit marché de la place Broglie.


Mais voilà, la nature humaine est ainsi faite qu'on ne désire que ce qu'on a pas (philosophie de haute voltige que les Alsaciens, grands philosophes devant l'éternel, expriment très bien par une petite chanson : d'r Hans Im Schnockeloch, hett alles was er well, un was er hett des well er nitt un was er well des het er nitt... qui peut se traduire par Jean du trou de moustique a tout ce qu'il veut, sauf que ce qu'il a, il le veut pas et ce qu'il veut il ne l'a pas. Des puits de sagesse les Alsaciens je vous le dis).

Et donc, maintenant que l'Alsace est très très loin, j'ai un peu de nostalgie, le Heimweh, comme on dit là-bas, et des envies sauvages de Bredele (ce sont pas des animaux étranges mais des petits gâteaux de Noël, dont l'odeur d'anis, d'épices ou de noisette remplit les maisons alsaciennes pendant tout le mois de décembre et qui se mangent de Noël à l'Epiphanie).

Aux grands maux, les grands moyens : ma décoration express de Noël

Je suis donc partie en exploration pour faire entrer l'esprit de Noël dans ma maison madrilène.
J'ai acheté au magasin Casa de Callao, 4 petites bougies pour faire une couronne de l'Avent, bricolée avec du papier vert, puis au marché couvert de la place de la Cebada (à la Latina) des pommes bien rouges, qui sont venus orner la cheminée, à côté du calendrier de l'avent hyper kitsch que mes gentils parents m'ont envoyé. J'ai disposé mes pains d'épices rapportés le mois dernier de Gertwiller, avec leurs images kitsch à souhait...

Petite touche finale, j'ai mis des lumignons un peu partout dans la maison et suspendu un calendrier de l'Avent en tissu dans l'entrée, avec des surprises en chocolat pour chaque jour du 1e au 24 décembre, pour mon bel (et plus svelte pour longtemps) hidalgo.

L'autre pays de Noël

Pendant mon exploration et au cours de ces derniers jours, je me suis aperçue que Noël en Espagne c'est ptet encore plus impressionnant que Noël en Alsace.
Ok, ils ont pas la neige et leur marché de noël fait pitié, mais côté traditions, ils sont aussi forts !
Et comme le froid est arrivé et les nuits tombent aussi tôt, eh bien, il ne me reste plus qu'à me mettre aux fourneaux pour que l'ambiance de noël ne soit complète !

Au prochain épisode, je vous raconte les traditions de Noël espagnoles ! ça vaut bien un ou plusieurs articles...

jueves, 27 de noviembre de 2008

Une bloggueuse sachant blogguer

Ce soir, je m'aperçois que cela fait 10 jours que je n'ai rien écrit...

Comment ça je m'"aperçois"?
Non pas que les foules manifestent sous mes fenêtres pour réclamer leur brioche quotidienne (euh, c'était pas ça?), non pas que je sois enfin totalement et définitivement atteinte de sénilité (quoique...) mais c'est tout simplement que la cause de mon silence est tellement banale et simplement stupide que ça m'exaspère tant que je préfère ne pas y penser...

Doit savoir faire abstraction...

Je devrais donner des cours aux accros hein, parce que je vous promets que c'est un bel exercice, 10 jours d'abstinence...
On apprend beaucoup sur soi-même et sur l'étendue de la dépendance dont on souffre!
Bref, j'ai tenu 10 jours sans me connecter à la migration de la cigogne et je replonge quelques minutes, pour raconter justement cet épisode intéressant de « vis ma vie en Espagne ».

Doit savoir blogguer sans connexion…


L'inspiration est là, les idées aussi, le temps un peu moins mais c'était pas pire avant... alors le problème c'est quoi?
Eh ben vous vous souvenez que nous avons déménagé...
Oui c'était il y a trois mois maintenant... mais ceux qui connaissent mon hidalgo préféré et me connaissent sauront que notre tendance naturelle à la procrastination a été décuplée depuis que nous vivons ensemble...

Donc nous avons enfin fait changer la ligne téléphonique et, au bout de deux mois, décroché (seulement parce que le proprio de l'immeuble se faisait très très insistant) le fil qui reliait l'appartement du bas (où nous vivions jusqu'en septembre) et l'appartement du haut (où nous vivons depuis septembre, donc)... fil, certes fort peu élégant sur la façade mais qui nous procurait, tel celui d'Ariane dans la légende, une lumière, un chemin vers le monde extérieur : le téléphone, la télé et... Internet.

Evidemment nous n'avons décroché ledit fil qu'une fois que le technicien de Téléfon ica est passé et nous a assuré que tout était réglé et que nous avions une nouvelle ligne de téléphone établie.
Il y a 15 jours donc. Ensuite, Vert (enfin la marque qui porte le nom d’une autre couleur, mais que je ne nommerai pas, pour ne lui faire aucune publicité même pas négative à elle non plus…) nous a garanti par trois fois au téléphone (portable) que nous allions recevoir notre nouvelle boîte vivante (ça non plus je n'écrirai pas en english parce que je suis sûre qu'ils font de la veille) super vite parce qu'en plus on est des anciens clients et on reste avec eux (on est des anciens clients et pourtant on reste avec eux devrais-je écrire!!!)

Et bien cela fait 10 jours que Vert après m'avoir juré les grands Dieux que nous allions être reliés immédiatement à leur réseau super fort et vachement mieux que celui de la concurrence... en attendant leur super boîte... ne fait rien pour nous relier...

10 jours que mon téléphone reste muet.

Me voilà donc sans connexion, cette fois de manière permanente... non, parce que c'est pas comme si c'était exceptionnel : en Espagne, on a beau avoir, aux dires de certains, seulement les bons côtés du libéralisme, il y a encore un domaine où on hallucine de voir tellement d'incompétence et tellement peu de bienfaits de la société de marché : les télécommunications.

On a le choix entre payer cher et cher payer sur le plan des prix et entre une connexion qui plante et une connexion qui déconnecte pour l'efficacité.

Deux exemples:

cas n°1) Avec vert, on décide de payer cher : c'est notre cas, on est des geek, on l'assume. Nous sommes sur un forfait de 43 € (attention c'est HORS TAXE!!! ils annoncent toujours les prix hors taxe ici quand c'est des forfaits... ok la TVA n'est qu'à 16% mais c'est pas rien tout de même...) bref on paye autour de 50€ par mois, pour avoir les communications nationales sur les fixes, internet et les chaînes pas terribles de la TV numérique.
Les communications internationales sont à 6 € de plus (HT toujours) et pour avoir les canaux de tv intéressants, c'est encore 12€ de plus par mois.
Oui je sais... no comment... Moi aussi avant j'avais pour moitié moins cher la totale... tout inclu.
Mais nous on s'estimait heureux (quand ça marchait) : on payait cher mais ça fonctionnait(parfois bien). A peine si la connexion sautait tous les trois quatre jours, mais comme mon ingénieur-geek de novio, lors du premier incident technique, avait réussi à obtenir un gars compétent à la hotline (à 2€ la minute) au bout d'1 demie-heure, on se plaignait pas... quand ça plantait, moi j'attendais que mon geek rentre et lui, il faisait ce que le monsieur lui avait dit, reboot que tu booteras et miracle, ça marchait.

cas n°2) On veut pas payer trop cher: on reste sur le forfait de base (22€ HT) de l'équivalent de Fce tél et là c'est le début des emm...
Des amis à moi ont des coupures de téléphone de deux trois jours tous les quinze jours. Et quand ça marche, faut pas cesser de pédaler... les micro-coupures et le reboot c'est toutes les 10 minutes.

Je n'ai pas testé les autres opérateurs, mais je n'en entends pas de bien... A quand une concurrence qui ait vraiment des effets bénéfiques pour les consommateurs?

Si quelqu'un veut éclairer ma lanterne ou me donner des conseils, welcome!!!

Parce que là, jusqu'à ce que Vert ne décide de faire quelque chose, je suis donc réduite à écrire le brouillon de mon post sous word, comme à l’âge de l’homme de Cromagnon, (qui paraît-il n’avait ni l’adsl ni la tv dans sa grotte!!!) et ensuite de profiter bassement de deux minutes de pause pour publier en piratant quelques instants la connexion du bureau!!

Vous comprendrez donc cette interruption momentanée de service, bien indépendante de ma volonté.

Je vous laisse, je me remets à ma séance de méditation !

PS: et non y a pas d'image... pour la même raison, désolée!!

martes, 18 de noviembre de 2008

C'est du lourd (?)

Bon ben voilà, en coup de vent, juste pour vous communiquer ma déception et une consolation :

Ce ne sont pas mes chouchous les Moriarty qui ont remporté le prix Constantin hier à Paris.
C'est une jeunette qui chante des chansons dans l'air du temps qui a été récompensée. Je ne la connais pas et n'ai pas forcément envie de la connaître après avoir entendu un titre (un peu à la Ayo, ça s'écoute bien mais ce n'est rien de bouleversant ni de très innovant).

En revanche, j'ai entendu un ancien lauréat du Prix Constantin, la semaine dernière sur France Inter, Abd Al Malik, qui sort son troisième album intitulé Dante.

Abd Al Malik, c'est un Strasbourgeois Noir... eh ouais, un mélange étrange et qui revendique en prime ses origines et son amour pour la France. Un discours à contre-courant, rafraîchissant, troublant, qu'il nous sert au travers de ses mots justes, juste slammés.


Abd Al Malik a grandi au Neuhof. Pour les non-Alsaciens, qui n'ont donc pas encore les poils hérissés de trouille rien qu'à la lecture du mot, vous connaissez sans le savoir...
Le Neuhof c'est le quartier dont tout le monde parle le 31 décembre, car c'est la banlieue qui vaut à Strasbourg sa réputation de le fils d'immigrés congolais avait pas un avenir doré qui l'attendait en bas des HLM. Pourtant, après quelques détours sur les mauvais chemins, il a trouvé la foi, en la musique et en Dieu, à travers le soufisme.

Un slam inspiré donc, un rap intelligent, qui se nourrit de sa culture multiple, où l'on croise Juliette Gréco, Reggiani ou Spinoza, des titres qui racontent des histoires de toutes les couleurs, d'Alsace à l'Afrique, entre conte alsacien et complainte du fils d'immigrés et des banlieues (c'est du lourd).

Et moi qui suis tellement allergique aux bons sentiments en plus d'être réfractaire à beaucoup de raps, j'avoue qu'il m'émeut, que son discours slammé me touche à tel point qu'il m'en devient suspect... En plus n'est-il pas devenu par trop populaire, par trop politiquement correct, en se faisant décorer Chevalier des Arts et des Lettres en janvier 2008 ?

Je vous laisse vous faire votre opinion et me dire si "c'est du lourd"!?

domingo, 16 de noviembre de 2008

La loterie de Noël : le gros le plus populaire d'Espagne

Je reprends ici les première lignes d'un article que j'ai publié sur ExpatEspagne sur le phénomène de la loterie de Noël à Madrid.

Un spectacle inouï

Pour qui n’est jamais venu à Madrid pendant les semaines (j’oserais les mois) qui précèdent Noël, le spectacle a de quoi surprendre…


Nous ne sommes pas en Pologne dans les années 80, vous n’avez pas entendu d’annonce alarmiste de guerre nucléaire ou de fin du monde imminente, il n’y a pas non plus l’air d’avoir une promotion monstre pour liquidation totale avant cessation d’activité dans les parages et pourtant… Non, vous ne rêvez pas, la queue qui s’échappe de cette échoppe fait bien tout le tour du pâté de maison sur la Gran Via, une des avenues les plus fréquentées de la capitale espagnole. (et H&M c'est de l'autre côté de la rue...)

Pour qui ne compte aucun Espagnol parmi ses proches, pas moyen de comprendre. Pour celui qui en connaît personnellement en revanche, passée la surprise, la raison de l’attroupement apparaît rapidement.

- J’ai fini par m’habituer pour ma part au fait qu’un docteur en sciences soit capable de courir chaque vendredi soir pour arriver avant la fermeture des magasins, acheter, éreinté, un billet d’Euromillions, où il a (à peu près) 0,00000000013 chances sur mille de gagner, et ressortir du kiosque, délesté de 2 € mais plus riche, l’espace de quelques heures, de l’espoir de ne pas avoir à aller au bureau le lundi suivant.

- Je n’ai presque pas tiqué lorsque mon médecin a quitté la consultation pour apporter sa participation à la loterie que lui réclamaient ses collègues.

Alors, lorsque j’ai fini par lever le nez et apercevoir le logo de la française des jeux (enfin l'équivalent espagnol) sous le nom de la boutique, Doña Manolita, et que j'ai réalisé qu'on approchait de Noël, il ne m'a pas fallu faire beaucoup d'efforts (je suis blonde mais quand même) pour deviner que ce qui se vendait comme des petits pains étaient des billets de loto.

lire la suite de l'article sur ExpatEspagne

martes, 11 de noviembre de 2008

La cigogne chez les Expat en Espagne

Juste un petit clin d'oeil dans le miroir...


si vous arrivez à déchiffrer... eh oui, c'est moi :)
et sinon, cliquez sur l'image...

je me présente et pour tous les Français et francophones en quête d'informations sur l'Espagne, le NIE, la sécurité sociale, le logement et tout le toutim... je vous recommande encore une fois ce blog-site (et ça a rien à voir avec le fait que j'ai l'intention d'y contribuer!).

domingo, 9 de noviembre de 2008

Festival d'automne, la rançon de la gloire


:::La 25e édition du Festival d'automne de Madrid
se déroule du 13 octobre au 16 novembre 2008
:::

Le Festival de Otoño de Madrid est une institution, qui rassemble tout les ans en octobre et novembre le meilleur du théâtre, de la danse, de la musique et du cirque contemporains, les stars de la scène espagnole mais surtout internationale. Ouverts aux tendances les plus novatrices, tout en laissant une grande place aux maîtres, tels Pina Bausch ou Peter Brook, le festival présente cette année encore une affiche extraordinaire et des créations uniques.
Et pourtant, ce festival des superlatifs laisse un goût un peu amer à une madrilène novice.

Le festival des superlatifs : le meilleur...
et le plus élitiste aussi.

On ne peut que regretter, pour une capitale et pour les arts scéniques, que cet événement unique ne soit pas plus démocratique : outre les prix prohibitifs qui rendent tout simplement impensable et impossible l'accès aux plus grands spectacles, on regrette une communication à la fois clinquante, peu pratique et encore moins pédagogique, au vu du nombre de représentations de chaque spectacle (2 ou 3 en moyenne). Toute la ville est au courant du fait que le festival d'Automne se déroule en ce moment, mais rares sont ceux qui ont idée du programme et encore plus rares ceux qui ont obtenu une entrée.

Pas la peine d'espérer voir les monstres de la danse et du théâtre, ni même leur descendance (la fille de Peter Brook, Irina Brook, était aussi programmée) : les places s'arrachent malgré les prix prohibitifs. Même vendues au compte-goutte, il n'en restent plus à la vente plusieurs semaines avant le festival et la majorité des spectacles se jouent à guichets fermés.

Hors des sentiers battus
En bref, pour ceux qui sont au courant et qui ont les moyens, ce festival est L'événement culturel de l'année, synonyme de découvertes et d'émotions sans équivalent. Pour les autres, il vous reste les spectacles un peu plus loin (le festival s'étend jusqu'à L'Escurial, à 45 minutes de Madrid), dans de plus petites salles et non les théâtres du centre-ville, avec tout même, si vous osez vous aventurer hors des chemins battus, la possibilité de découvrir quelques petites merveilles.

J'ai ainsi eu la chance, en me rabattant avec dépit sur une des 4 dernières places disponibles d'un spectacle dont je n'attendais rien, de vivre un moment magique, devant 20 moines shaolins dans une chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, au Matadero de Madrid (anciens abattoirs transformés en salles de spectacles et d'expositions). (Sutra - Sadler's Wells)

Dépêchez-vous, il reste peut-être des places pour les spectacles de ces 8 derniers jours :
Entre autres :
Cirque : Le fil sous la neige - Miradas de Circo : Les Colporteurs - 12 au 15 à 20h et le 16 à 18h.
Danse : Opening Night Les SlovaKs Dance Collective 14-16 novembre - Teatro Pradillo.
Théâtre : Versus de Rodrigo Garcia - 12-15 novembre - Matadero de Madrid.
Danse : H2 de Grupo de Rua - 13 et 14 novembre à 20.30 au Teatro Albéniz.
Musique et Théâtre : Paris-Bukarest - 13 novembre à 20.30 à l'Institut Français

Plus d'infos sur le site officiel du festival

sábado, 8 de noviembre de 2008

L'apprentissage du skateboard (sic)

Cela faisait longtemps que j'avais envie de parler de ces petites perles que sont les newsletter d'Eric La Blanche, que l'on reçoit à intervalles pas toujours réguliers, mais qui me fait à chaque fois beaucoup rire.


La dernière est arrivée hier, alors pour cause de grosse fatigue, j'en profite, pour vous la livrer, (et ainsi n'avoir presque rien à écrire), vous dire au passage de La Blanche, groupe de chanson pour les textes et la voix profonde bercée par les cordes et rock pour les rythmes qui s'est fait connaître avec un album appelé "Michel Rocard"(sisi), sera en concert le 18 novembre à Paris au théâtre Mouffetard, et vous annoncer que même si vous avez des préjugés contre la musique française (vous avez tort... mais bon ce serait un peu long d'essayer de vous convaincre un par un...) ou même si vous n'êtes pas parisien, si ce que vous lisez ci-après vous plaît, même pas besoin de vous abonner à la newsletter (je vous comprends, c'est fatiguant...), vous pouvez aller consulter leur blog et retrouver les lettres déjantées d'Eric Lablanche quand vous voulez!
Je lui laisse la parole (pour les hispaphones et Espagnols je suis désolée, ça risque d'être difficile de comprendre cet humour franchouillard et ces private jokes... mais c'est une partie de ce que je considère comme digne d'intérêt, donc pardonnez-moi mais essayez!)

Cher(e) enlistée(e),

« On peut toujours compter sur l'Amérique pour faire les choses correctement
après avoir épuisé toutes les alternatives.» (W. Churchill). Effectivement, à l'heure où le pays le plus énervant du monde (à part nous) vient d'élire - ô joie ! - un candidat religieux militariste pro peine de mort & armes à feu financé aux trois quarts par les grands lobbies MAIS Noir, je me dis qu’on regrettera peut-être ces huit années de bushisme qui s'achèvent.

Oui, j'ose.

Comprenez-moi : avec une telle clique d'escrocs à la tête de la première puissance (nuisance ?) mondiale, force est d'avouer qu'on ne se sentait pas si mal dans notre petit pays à talonnettes et à Bénabar. Mais maintenant, hein ? Heureusement, il y a la crise ! « Ça va vous occuper, vous, les vedettes », m’assure Marvin de los Angeles, notre spirituel manager. D’ailleurs, il nous a déjà acheté des tentes Décathlon*. (*) http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/ --------------------------------------------------------------------------------

A part ça, j'ai la grosse patate parce que je vais peut-être ressortir avec
Chimène*.
(stupeur admirative)


(*) Badi.
En effet, j'ai décidé de reprendre ma vie en main et, afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’avant, j’ai décidé de suivre une formation d’esthéticienne ; je pense que ça nous aidera à mieux nous comprendre et à éviter les disputes inutiles (notamment à propos des dauphins).
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D'ailleurs, peut-être Mémène viendra-t-elle au :
Concert de la Blanche le mardi 18 novembre au Théâtre Mouffetard (M° place Monge) Ce sera un concert spécial récession, en trio acoustique (voix, guitare, violoncelle), sans tambour ni trompette, ni électricité. Tenue de soirée interdite, vieux pull à trous obligatoires. Vous pouvez apporter votre thermos avec du bouillon de légumes dedans. Si vous êtes sages, je vous chanterai ma nouvelle chanson sur les hedge funds et le subtil mécanisme du leverage by-out (LBO) ou celle sur le dernier livre de Jared Diamond. Il y aura aussi des histoires d'amour qui merdoient et ces fameux personnages dont j'ai le secret et dont l'existence toute entière ressemble à l'apprentissage du skateboard**

(**) le loisir urbain le plus inadapté à la ville que je connaisse (deux ans
d'efforts pour franchir le moindre trottoir).

Bref, ce sera formidablement sexyllo***.

(***) néologisme personnel, contraction de sexy et intello.


Cordialement,

Eric la Blanche

http://www.lablanche.org http://la.blanche.over-blog.com --------------------------------------------------------------------------------
Rubrique désabonnement : cette semaine, pour se désabonner heu... non, rien, en fait. P.S. Ah, si ! on vient de me demander de participer au jury des Victoires de la Musique (véridique). Je ne sais pas encore pour qui je vais voter. J'hésite. Il faut dire que le choix n'est pas facile. Et vous, mmmh, vous voteriez pour qui ? Warner ou Universal ?

jueves, 30 de octubre de 2008

Croque ton os

Je suis certainement entrée dans un continuum espace-temps parallèle, parce que nous voilà déjà à la veille de la Toussaint... alors qu'hier c'était la rentrée. Or wasn't it ?

Et c'est l'occasion pour moi de revenir sur l'une des spécificités de l'Espagne, qui partage avec la France le goût des bonnes choses...
enfin bonnes... chacun ses goûts!

Sans plus de blabla, puisque les jours raccourcissent, je vais aller, une fois n'est pas coutume, droit au but : les Espagnols célèbrent la Toussaint en... mangeant des os de saint!


Huesos de santo : une spécialité pour la fête des morts

Non, passés les Pyrénées, on est pas plus nécrophiles que dans l'hexagone...
On s'en serait douté, les huesos de santo sont une spécialité culinaire : il s'agit en fait d'une pâtisserie, ou plutôt d'une sucrerie. Faites de pâte d'amande, ces petites bouchées cylindriques blanchâtres sont façonnées en forme d'os de saints. Elles sont fourrées d'une crème très sucrée, ce sont des petits bombes énergétiques, parfaites pour aller rendre visite aux ancêtres dans les cimetières, sans craindre les frimas qui s'installent brutalement, en cette période de fête des morts...

Joyeux non ?

miércoles, 22 de octubre de 2008

Oh my god I'm a geekette!


geekette kézako?

La définition de linux pour geekette renvoie au masculin geek : je vous la fais courte et imagée, c'est un barge d'informatique, type premier de la classe, binoclard et de préférence boutonneux, qui a pour seuls amis les PC, les PSP et autres machines... et parle mieux leur langage, type html et php, que le langage humain...
Parfois confondu avec le freak, c'est, en bref, le looser asocial qu'on a pas envie d'être quoi !
et Dieu sait que j'ai suffisamment traité mon hidalgo de geek pour savoir que c'est grave !

Ben là faut que je me rende à l'évidence... je suis addict: je suis atteinte du syndrôme du web2.0...
Même le monde de la technologie commence à me sembler moins barbare !


les symptômes de l'addiction

1) quand la meilleure nouvelle de la journée c'est que wikio (que tu connaissais pas y a 6 mois) a indexé ton blog

2) quand non seulement tu sais ce que c'est, les kilobits dont parlent les webmasters que tu méprisais (sauf quand il fallait leur demander de refaire marcher ton ordi de blonde!), mais en plus tu arrives à les impressionner (plus seulement avec tes yeux bleus) en leur parlant de pixels

3) quand tu débats (virtuellement évidemment) des effets pervers de twitter et de facebook tout en ne passant pas une journée sans y jeter un oeil

4) quand t'économises plus pour t'acheter des fringues mais un eee-pc (un tout miniportable tout mignon et pas cher du tout!!)

5) quand non seulement tu t'énerves plus sur cette société de consommation et les barges qui trouvent rien de mieux à faire que de payer 280 € pour un téléphone sous prétexte qu'il a un i devant(un iphone pour ceux qui auraient pas été atteints par la maladie), mais que la seule chose qui te retient c'est l'hésitation entre l'iphone en question et le Blackberry...

6) quand la première chose qui te vient à l'esprit quand il t'arrive un truc, c'est "faut vraiment que je écrive ça dans mon blog"

7) quand en sortant du boulot où tu as passé 10h devant un ordi, tu te rues à la maison, et grimpes les escaliers toute guillerette à l'idée de te recoller devant un écran et un clavier pendant toute la soirée

8) quand tu sais ce que c'est qu'une balise (non pas une valise, quoique ça aussi je sache ce que c'est...) et que tu comprends les barbarismes du styles dpi, rss et html

9) quand tu engueules plus ton geek hidalgo qui se baffre de chips en jouant à la psp sur le canapé mais que tu les lui piques parce que t'es trop absorbée par l'amélioration de ton référencement pour faire à manger...

10) last but not least, si tu ne traînes plus les pieds en soupirant à la FNAC quand ton geek de copain regarde les dernières nouveautés technologiques, mais que tu regardes attentivement les étiquettes pour comparer les caractéristiques de tel modèle avec tel autre...


Si t'es reconnue dans au moins deux de ces propositions, alors l'heure est grave...

TU ES UNE GEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEKKKKKKette!!!

Toutes mes condoléances et bienvenue dans un monde virtuel!

lunes, 20 de octubre de 2008

La honte : j'ai lu Voici !

Heureusement que mon blog ne fonctionne pas encore comme facebook! Parce que sinon, je vais me griller à vie auprès de tous mes amis et connaissances...
En effet, je dis ça parce que j'ai découvert récemment les conséquences de la nouvelle version de facebook : j'ai posté naïvement un mot sur le "wall" (tu sais maman, la page publique) de ma petite soeur en lui donnant l'adresse de lamigrationdelacigogne, et pof je me suis retrouvée avec des amis qui me disaient qu'ils avaient découvert mon blog via facebook...

J'ai ha-llu-ci-né (comme disent les djeunes)!

J'en suis ravie hein, notez bien, mais tout de même, je n'en reviens encore pas de la manière dont circule l'information, qu'on le veuille ou non...
Bien que chargée de communication online (avec des racines blondes toujours...), il faut croire que je ne maîtrise pas encore toutes les potentialités des réseaux sociaux en ligne et autres outils interactifs !

Bref, tout ça pour dire que oui, j'avoue, un peu honteuse, j'ai lu Voici* pour la première fois de ma vie. Honteuse pas parce que c'est la première fois, mais parce que pour la snobinarde intello de gauche que je me targue d'être, lire un de ces déchets de la presse people et populo, c'est un peu comme de voter Sarkozy ou de manger au MacDo... vous jugerez de l'importance du traumatisme !

Non, je vous rassure, pour ceux qui me connaissent, Paquerette a toujours ses fleurs dans la tête, "non, yé né pas changé", (et non je ne cherche pas d'excuses!!): le magazine est arrivé au bureau car l'entreprise pour laquelle je travaille y bénéficie d'un encart, et je n'ai pas pu résister à la tentation des gossips... j'ai commencé par jeter un oeil avec dédain et me suis retrouvée quelques minutes plus tard absorbée dans la description de la transformation de Ségo** pour son show au Zénith, avant d'emporter le numéro à la maison dans l'intention d'y décrypter mon horoscope... pour le reste des pages, je vous dirais, pas de risque que je devienne accro, je connais pas la moitié des gens!

voici, voilà, mea culpa...

ps : encore un post qui sert à rien et qui va m'attirer les foudres des bien-pensants (j'en ferais autant alors vous gênez pas), si ce n'est pas du masochisme ça...

* para los Españoles que no entienden, Voici es un equivalente un poco menos amarillo de Hola.
** para los Españoles tambien, Ségo es el diminutivo de Ségolène Royal, la candidata socialista a las elecciones presidenciales de 2007. Despues de su fracaso total y viendo su popularidad bajar mas deprisa que los saltos del Niagara, ha decidido cambiar de estilo. Hace tres semanas, hizo un gran show a la americana, donde aparecio con vaqueros y camisa amplia, con 5 kilos menos... Despues de 45 minutos de discursos apasionados, hubo conciertos...
Impresionante, pero poco eficaz a la hora de ganar partidarios...

viernes, 17 de octubre de 2008

Le web sans les mots

le web sans les mots : http://webwithoutwords.com

il y a pas de mots justement...

Pour ceux que le web et le webdesign avec une touche de sociologie intéressent : je vous laisse découvrir ce site (en anglais) qui décrypte les pages web les plus connues en en retirant les mots et donc le sens sémantique direct.

Quand il ne reste plus que les blocs textes, Paul Armstrong en étudie la structure et nous révèle ce que nous disent ces sites sans paroles...

j'ai trouvé l'info chez presse-citron (évidemment et merci!)

jueves, 16 de octubre de 2008

La consécration !

Quand le folk rencontre l'inventivité... la clé du succés !

Je vous avais parlé de Moriarty avant l'été. Vous savez, le sextet franco-américain était de passage à Madrid, souvenez-vous, en première partie de Girls in Hawaï...
Eh bien, je ne sais pas si c'est l'air hispanique qui les a boosté mais en tous les cas ils cartonnent en France ! Après les festivals de l'été, les voilà présents partout dans les médias et enchaînant concerts sur concerts ! Je les ai entendus hier au Fou du Roi sur France Inter, à l'occasion de leur concert à l'Olympia de cette semaine et j'ai appris que ce groupe (le seul dont j'ai acheté un CD cette année pour dire combien j'ai aimé!) avait été sélectionné pour le Prix Constantin. Cet après-midi c'est dans Le Parisien.fr que je les retrouve, pour une session accoustique!

D'où ce post, pour vous donner ces bonnes nouvelles ! Pour une fois qu'un bon groupe se démocratise.... autant se réjouir!

J'espère bien que leur succès grandissant dans l'hexagone amènera leur maison de disques et leur tourneur à réenvisager un concert sous nos latitudes et cette fois plus d'une demie-heure svp... à bon entendeur !

Beaucoup de chance et de succès à Moriarty!

Le petit Monde de Moriarty : article et vidéo mise en ligne sur leparisien.fr

viernes, 10 de octubre de 2008

Mais que fait la police????

alors là, excusez du peu, mais il faut que je pousse un cri!!!

Non je ne suis pas Bardot, et mon coup de gueule à moi, je l'aurais plutôt vu illustré par... les yeux de Calvin dans la BD Calvin et Hobbes... je vais voir si on trouve une vignette sur internet :) (vive internet, j'aime internet, je kiffe internet... enfin parfois... pas toujours comme on va le voir aujourd'hui...)

Qu'est-ce qui se passe Pakita, t'as encore un problème ???
je vois déjà les yeux aux cieux et les soupirs des (H)uns et des autres (surtout des autres, parce que je ne connais pas beaucoup de Huns, PS: je sais c'est idiot mais j'ai pas pu résister.)

Oui bon ok, c'est vrai... je le reconnais... et ceux qui me connaissent et/ou me lisent (eh non ce n'est pas incompatible, et pourtant Dieu sait que parfois je préfèrerais que ces deux sphères (blogo- et privée) soient clairement et hermétiquement séparées... afin de pouvoir lâcher mes nerfs sur certains, que la pudeur et la prudence m'incitent à épargner et à ne point nommer ici!!! Voir à ce propos le débat lancé par Mamzell'scarlet sur son blog).

bref... ceux qui me connaissent... euh j'en étais où là?? Y en a qui suivent?
ah oui, je disais donc... les gens qui me connaissent, pour faire court, (ahum) savent qu'il m'arrivent toujours des tas d'aventures !

Donc OUI il m'arrive encore un truc pas possible et en tant que bloggueuse j'estime qu'il est de mon droit et de mon devoir de dénoncer cette énauuuurme supercherie et de me plaindre...
de quoi ?

Quel est le scandale ? l'objet de mon courroux (coucou*) ?
... je sais pas si j'ose, après une entrée en matière pareille, je risque de me faire lyncher par la platitude de ma dénonciation...

Non ce n'est pas un post sur la guerre en Afganistan, ni sur Sarah Palin ou sur le nucléaire iranien... non je ne surfe pas sur la vague pessimiste, pour demander la mise en prison immédiate des responsables de la crise systémique qui nous assaille de toute part (je le fais pas d'abord parce que ça en ferait du monde dans les prisons... y aurait pas assez de places ! Ensuite parce que les pourris qui ont pipé les dés sciemment méritent même pas d'être logés et nourris aux frais du contribuable, et puis surtout parce qu'au final, moi je m'en fous, en bonne égoïste que je suis... je peux même pas retirer mes économies de la banque, passque j'ai PAS d'économies... donc pas d'inquiétude ! en fait, c'est facile la finance...)

Bref, l'objet de mon courroux disais-je (c'est dur aujourd'hui, ce doit être l'air parisien qui a atteint le cerveau... patience on y arrive!)

L'objet, c'est ce p... de site de la seuneu seufeu (désolée pour les durs de la comprenette : il s'agit des trains, mais je ne dirai pas la marque... pour éviter de leur faire de la pub, même négative ! Et je mettrai pas de liens vers leur site... ET non, je ne leur ferai même pas le plaisir d'écrire les lettres qui composent le nom de la compagnie, pour le cas où, fort probable, ses responsables guettent ce que disent les uns et les autres (nan je vous la referai pas 2 fois, je vous rassure) à leur propos sur la blogosphère...)

un site impossible à utiliser...
Je viens de passer 15 minutes à chercher mon billet sur leur site donc, pour aller voir mes parents à Noël...
D'abord se taper leur page d'accueil et leur petite musique tout en essayant de savoir où est ce p... de bouton dans cette p... de page avec pleins de petits boutons de toutes les couleurs, pour acheter son billet... C'est quand même avant tout un site marchand, non? je suis pas là pour me farcir le lobbying de la boîte!!!!

Bref, déjà, là, ils m'énervent, mais ensuite, une fois trouvé la petite icône et atteint le site marchand, il faut parvenir à comprendre le mécanisme de leur moteur de recherche... 3 tentatives plus tard, j'arrive à obtenir de remplir mes cases avec un Paris-Lucon (apparemment le ç il aime pas ça du tout le site en question...)
Je choisis les options et la date (eh eh, sans pb cette fois-ci, j'ai quand même pas fait Sci Po pour rien...) Evidemment plein pot le billet et à Noël... je frissonnais d'avance... ben pour rien...
Parce que 7 fois de suite, quand je cliquais sur "rechercher", le site revenait à la page départ, vide de toute recherche... alors que j'avais tout bien fait et sans aucun message d'erreur (oui je le confirme je suis toujours blonde...)

eh ben moi je dis NON!
c'est pas normal! je n'ai pas de temps à perdre avec un site qui doit me fournir un service...
et LE PIRE!!!, c'est qu'en fermant la fenêtre firefox, prête à sauter par la fenêtre (de mon immeuble, évidemment) ben je m'aperçois que chacune de mes tentatives avaient ouvert des pop-up publicitaires intempestives, de sites de voyages également.... partenaires de cette agence que je ne citerai pas....

Là, c'en est trop!!! Ma patience de consommatrice a des limites! et celle d'internaute encore plus!
Pour un peu j'appellerais au boycott...
pour un peu... (soupir)
"Parce que chez ces gens là,
on ne joue pas Monsieur..."

et impossible à contourner....
nan etc'est ça le plus insupportable... ça m'agace et ça me hérisse tellement parce que même si j'écris ça et que je trouve ça nul, ben je devrai quand même passer par leur site de m... pour acheter mes billets... Et vous aussi! On peut même pas aller voir ailleurs et bien les emm...
Et ça je trouve ça encore plus nase !
Parce qu'ils ont le monopole, on doit supporter leur médiocrité et s'adapter à leur inefficacité!?!

De gauche et libérale?
Que les choses soient claires: je suis de gauche, je suis pour le maintien du service public et de l'engagement de l'Etat dans les entreprises qui rendent des services au citoyen-contribuable-individu. Je suis contre la remise de ces services à des entreprises privées, qui auraient comme seul objectif la recherche du profit immédiat (on voit où ça nous a menés ce cynisme au passage... hum et rehum), mais là je me sens pousser des ailes libérales: (Didier Porte, si tu me lis, pardonne-moi...)
Je suis contre le monopole de la sneuceufue parce que cette boite a sans aucun doute le site le plus pourri de tous les sites internet de voyages: il remporte la palme du site le plus mal fait et le plus inefficace!

je viens de passer 15 minutes à me prendre la tête, je reviens bredouille et je vais être obligée d'y revenir???!!! Alors que je veux ACHETER! Dépenser de l'argent!!!! Je suis cliente!!!!

alors là, voilà... je ne parle pas souvent des marques mais franchement je trouve ça nul (on l'aura compris) et ça méritait, une fois n'est pas coutume, un petit post mesquin de consommatrice lambda énervée car zutalors, on ne plaisante pas avec les (MES) voyages, encore moins avec Noël et certainement pas quand on est en position de monopole dans un secteur, nanmédéfoi...


Vous avez une solution, vous?

Actualisation 8 jours après : quelques heures plus tard j'ai finalement réussi à réserver un billet. Sauf que... ma carte bleue étant expirée, je n'ai pas finalisé l'achat ce jour-là et seulement réservé. En théorie, cette option te permet de revenir dans les 7 jours et terminer ton achat. Sauf que... le site en question a subi une interruption de service pendant les 24 heures qui précédaient la fin de mon option. Résultat, j'ai pu tout recommencer à zéro, et franchement, toute écolo que je sois, si je le pouvais, je ne mettrais plus jamais les pieds dans un train.

Actualisation (janvier 09) Ironie de l'histoire, cette société fanfaronne en disant que leur site a été élu site préféré des internautes... On rêve... Ils ont dû payer les dits internautes, c'est pas possible !!! Dites-moi QUI a répondu à cette enquête ?!!!
On vit une époque formidable...


*PS: couroucoucou... je sais que je suis grave... je vous prie d'excuser toutes les blagues idiotes faites dans ce post... et toutes les digressions... mais je peux pas m'en empêcher!!!

martes, 7 de octubre de 2008

Il se passe un truc bizarre



Sur la toile toujours : le site du Routard réunit aussi de très belles photos pour un aperçu des paysages et monuments de la péninsule ibérique... ou de Madrid.

oui je vous redonne une adresse où voir des photos... et non je n'ai pas été sarcastique depuis longtemps...

MAIS QUE SE PASSE-T-IL ???
oui, j'avoue... il se passe quelque chose de bizarre...
petit à petit ce pays fait son chemin en moi...
je m'attache, aux gens, aux lieux, aux paysages...
Moi la fille du Nord, de l'Est, qui étais venue en Espagne dans l'unique but d'y construire une relation à deux autrement qu'à distance, je me retrouve à tomber amoureuse... de ce pays où les gens parlent fort et mangent gras...

Il faudrait des pages entières pour décrire cet amour naissant... Or le temps me manque depuis que j'ai repris le boulot et je n'écris que très peu ces derniers jours.

Dix heures de boulot non stop hier, ce doit être une des premières fois de ma vie que ça m'arrive!! et ce ne sont pas mes chefs qui m'obligent...

je ne me plains pas, après ces 6 mois d'inactivité! J'aimerais juste avoir un peu plus de temps de cerveau disponible pour écrire...

Du coup je vous laisse avec de belles images, même pas de moi... parce que paraît-il une image vaut mille mots (et certainement 10000 mots des miens!!)
profitez bien!

jueves, 2 de octubre de 2008

Sur la toile : le tour d'Espagne en photos

Un collègue m'envoit un lien aujourd'hui, vers un portail touristique sur l'Espagne.

Alors que les choses soient claires, je n'en fais pas la pub: le portail est nul, le contenu éditorial est inexistant, le seul but de ce site est de faire de la pub pour les entreprises espagnoles. La publicité est en conséquence omniprésente et l'information, j'imagine, peu objective.

Pourtant j'avais envie de vous donner le lien, pour les photos d'Espagne. Là non plus, rien d'extraordinaire... mais une ergonomie simple et des vues célèbres réunies en un seul site.


Ce n'est pas forcément très artistique, mais c'est très bien pour les gens comme moi qui ont entendu parler des lieux mais ne savent pas à quoi ils ressemblent, pour ceux qui ont envie de se faire une idée des paysages espagnols. Le site réunit de manière simple quelques photos des grands lieux touristiques de la péninsule : Madrid, Barcelone, Valencia, Tolède... encore beaucoup de manques, mais aussi des photos de la région Castille La Mancha: Cuenca, Ciudad Real et autres merveilles.

On trouve les principaux édifices, les vues connues, bref un aperçu rapide, sans se taper du blabla sur le site de l'office du tourisme de chaque bled...

domingo, 28 de septiembre de 2008

Déconnexion


Après une semaine de travail et des émotions intenses, Luis et moi avons eu envie de prendre le large... vendredi soir nous nous sommes donc connectés sur toprural.com et avons regardé les offres de dernière minute pour aller passer une nuit dans un hôtel rural dans la sierra de Madrid (la montagne n'est qu'à 30-40 minutes de voiture de la capitale).


Deux jours près de Cercedillas, à la Casona de Navalmedio, nous ont permis de recharger nos batteries en quelques ballades et pots sur la terrasse de l'hôtel, au soleil de septembre...


Dimanche, avant de retourner à la civilisation, nous avons fait un tour à l'Escurial, le monastère royal de Saint Laurent de l'Escurial près de Madrid, pour ajouter une touche culturelle à notre fin de semaine... une petite ville sympa, des jardins à la française, un site impressionnant, malgré le ciel gris...
bref, une respiration et des chemins de traverse à prendre plus souvent !



miércoles, 24 de septiembre de 2008

ça se passe à Madrid : Festival "Noches del Ramadan"


Empieza hoy con el concierto de Omar Pène de Senegal el festival "Noches del Ramadan":
segunda edición del festival organizada por la Casa Árabe con el objetivo de facilitar la integración y la convivencia de los musulmanes en la sociedad a través de la actuación de varios grupos musicales de diversos países islámicos.

Las actividades (gratuitas) tendrán lugar del 24 al 27 de septiembre en la sede de la institución (c/Alcalá, 62) y en una carpa instalada en el parque Casino de la Reina (Lavapiés).

Y para nosotros 5 noches de conciertos en Lavapiés!
par ici le programme : Omar Pène (el miércoles 24 a las 10 de la noche), la argelina Chaba Zahouania (jueves 25), la mauritana Noura (viernes 26) y los marroquíes H-Kayne (sábado 27).

mas información: Casa Árabe

sábado, 20 de septiembre de 2008

Twitter : on a touché le fond

... Vous connaissez ?
Je suis atterrée parce que je viens de découvrir...


Web2.0 : une révolution au service de l'internaute-citoyen?

On parle, au sujet du web2.0, cette évolution qu'a vécu internet, passé d'un espace où l'internaute est consommateur, cherche l'information à une interface où il intervient, écrit, publie, interagit ou agit enfin, en délateur ou citoyen, d'une révolution, d'un formidable outil de démocratie...
Certes, l'information n'est plus à sens unique, chacun peut s'exprimer son opinion et la partager. Les blogs offrent une tribune, les wiki fédèrent la connaissance, les creative commons la mutualisent, bref, la toile fourmille d'idées et de créations soudain accessibles, partageables ou discutables potentiellement sur la terre entière, les vidéos censurées à la télé font le tour de la planète, visionnées par des millions de personnes...

Oui c'est beau, c'est grisant c'est vrai. Mais à la vue du succès de phénomènes de certains des nouveaux réseaux sociaux tels facebook et twitter vous ne m'empêcherez pas de penser qu'une démocratie qui a si peu à dire est déprimante, voire, si j'étais un brin alarmiste, toute prête à tomber aux mains d'un tyran pour peu qu'il soit un brin télégénique …

Twitter quézako ?
Donc je viens de découvrir twitter… Alors pour ceux qui auraient vécu dans des îles désertes ou un des rares endroits du monde non connectés à internet ces derniers temps, twitter, ça vient des Etats-Unis (évidemment) et c’est un de ces « réseaux sociaux » en ligne qui permettent de « suivre » en temps réel ce que font ses amis et de tenir les dits amis informés de son actualité… Pour que vous vous rendiez compte d’à côté de quoi vous passez (et je passais jusqu’ici) ça a été créé en 2006 et ça fait un tabac, à tel point que twitter est comparé à google et que son créateur, un petit jeune d'une vingtaine d'années est considéré comme un des futurs Bill Gates ou Steve Jobs (cle fondateur de Macintosch).

Le principe
Vous connaissez tous facebook, et vous savez que vous avez une case en haut de votre profil qui vous demande de mettre à jour votre statut… en vous demandant "qu’est-ce-que vous faites maintenant?" et ben twitter, tout le principe c’est ça et seulement ça : le microblogging. Ce sont des mini-messages pour dire aux gens ce qu’on fait. On met à jour sa page et ces mises à jours, appelés tweets (gazouillis en anglais) sont envoyés à notre réseau.

Comment ça marche ?
On se connecte à internet, via son ordinateur, son palm, son téléphone portable… sur twitter.com, on se crée son profil qui est constitué d’une ligne de biographie avec photo. Ensuite, en dessous on a un champ texte, où on écrit ce qu’on veut… un mini-message où on raconte, en 140 caractères et en principe, ce qu’on est en train de faire.

On peut mettre son statut à jour aussi souvent qu’on le veut, pour tenir sa tribu (comme on disait du temps de tatoo, vous vous souvenez? mais si "avec tatoo, votre tribu garde le contact avec vous"... c'est un peu l’ancêtre de twitter et avouez que ça paraît préhistorique, à peine 10 ans plus tard...) informée de ses faits et gestes…
Les « amis » sur twitter qui ont choisi de suivre vos faits et gestes vont alors recevoir cette info de manière automatique : soit en se connectant sur twitter, soit par une mise à jour de leur agrégateur d’info (j’expliquerai dans un autre post ce que c’est) ou encore plus mieux : par mails ou directement sur leur téléphone par sms…

exemple de "tweet"
Je suis une fille cool qui me suis inscrite sur twitter et j’ai décidé de follow (suivre) mes potes Machin et Truc et Chose, qui ont aussi un compte twitter et qui me followent aussi…

Il est 20h je reçois un sms
"Machin est en train de se prendre la tête sur un pb de math"
Je rigole et me connecte à mon profil sur mon pc pour écrire
"Pakita est super contente de pas se prendre la tête sur un pb de math. lol"
20.15 message de TRUC
"Truc s’apprête à se murger la gueule pasqu’il fête sa séparation d’avec Chose, rdv ts chez moi à 21h, ramenez de la bière."
20.21, mini-message de Chose :
"tous des salauds… me reste plus qu’à aller voir Benoît XVI aux Invalides"

Voyeurisme et cie sous couvert de nouvelles technologies…
Bref ! On rentre dans la vie des gens, sans avoir à les appeler ni à les voir ni à leur parler…
C’est plus de la connection là, moi, à ce stade j’appelle ça une maladie…
Après avoir vu les émissions de télé-réalité, on braque soi-même les caméras sur son petit nombril… on se donne une épaisseur, une saveur en se rendant objet…
On n’échange même plus des idées, on « texte » des mini-messages à grand renfort de lol et autres langage texto, pour décrire les petits événements de son quotidien, même ceux d’une platitude extrême…
Comme si le fait de commenter son absence de vie pouvait lui redonner un certain intérêt…
Comme si le fait de se donner en pâture à des inconnus pouvait combler le vide originel.
J’agis sur twitter, je commente sur twitter, je mange sur twitter…
Je suis sur twitter, donc je suis, j'exiiiiiiiste…

Quel usage ?
Formidable outil de promo pour les entreprises, et potentielle source d'information pour les mêmes entreprises sur des milliers de consommateurs au profil aussi publique que France 3, Révolution de la communication ou symbole d’une dérive obsessionnelle d’une société où l’individualisme a remplacé la spiritualité…
Je lance le débat…
mais perso, ça me fait un peu froid dans le dos, ce big brother volontaire…

plus d'infos un peu plus objectives : twitter décortiqué en français

martes, 16 de septiembre de 2008

Vous venez nous voir ?

il y a une offre Air France pour les Paris-Madrid!!

Départs du 03 novembre au 14 décembre 2008 (dernier retour le 21 décembre)

et Départs du 05 janvier 2009 au 28 mars 2009 (dernier retour le 04 avril )

billets à acheter avant la fin du mois...

lunes, 15 de septiembre de 2008

nuit blanche à Madrid

Samedi 13 septembre, Madrid a fait sa nuit blanche...
et nous aussi!
Les Parisiens connaissent le concept, ouverture au public de lieux insolites, visites guidées, expositions artistiques, projections vidéos, installations ou concerts dans toute la ville, bref toute une série d'événements qui ont lieu en soirée et parfois jusque tard dans la nuit...
Si vous arrivez à entrer évidemment... la nuit blanche est victime de son succès et plus souvent synonyme de soirée passée à grelotter dans une file d'attente que de bons plans et découvertes.
A Madrid également. Et nous, fraîchement installés dans notre nouvel appart, après 150 allers retours dans les escaliers, on était moyennement motivés à l'idée de faire le pied de grue devant les musées ou les lieux trendouille où il fallait être...
90% des amis madrilènes ayant déserté Madrid, nous avons donc invité les quelques disponibles pour une mini-crémaillère et commencé notre nuit blanche dans nos nouveaux murs avant de se joindre à la masse raisonnable sur la place voisine, Tirso de Molina.

Quelques concerts, un botellon à l'ancienne et nous avons passé une des meilleures nuits blanches de la ville!

Spéciale mention à ma découverte du soir, Remate, un folk-rock swingant, espagnol et réinventé, un brin déjanté façon Herman Düne. Por ser Español no esta mal del todo !!
Et bien sûr, à 1h30 du matin, l'attente a valu la peine : Matt Eliott, (aka The Third Eye Foundation) extatique, d'un coup de sampler et trois accords sur ses guitarres, a réenchanté la place du marché aux fleurs, nous faisant oublier le froid de cette nuit de fin d'été...

C'est compliqué...

En réponse à Jean-Baptiste, je mets le lien vers l'article paru sur le site du Monde.fr au sujet de Rachida Dati, future mère célibataire dont le compagnon inconnu fait couler beaucoup d'encre...

et je fais mon mea culpa...
La presse entière a repris la déclaration de notre ministre de la justice où elle parlait de sa vie privée compliquée mais c'est au Monde et non au Figaro comme je l'ai affirmé que cette déclaration a été faite...
pfff c'est compliqué la presse sur le web!!!


Rachida Dati évoque prudemment sa grossesse

martes, 9 de septiembre de 2008

C'est pas tous les jours la fête de la cigogne à Strasbourg

alors, comme je suis tombée sur ce blog, je voudrais le partager avec vous...
http://lacigogneenragee.over-blog.com

C'est une association culturelle strasbourgeoise, que je ne connais pas mais au nom prometteur et qui, à en juger par leur blog, oeuvrent pour une création artistique riche et aventureuse... or c'est pas tous les jours le cas dans la capitale alsacienne, où cigogne rime plus souvent avec "flonflon" qu'avec "enragée". Pour les Strasbourgeois, vous verrez, qu'il se passe aussi des choses près de chez vous !

Un petit clin d'œil en réponse à un coucou d'Eleonora depuis Strasbourg, ma terre d'origine...

J'ai trouvé ce blog en me demandant comment les gens atterrissent sur "lamigrationdelacigogne". Au passage, je souhaite présenter toutes mes excuses aux ornithologues qui, au hasard de leur quête de connaissance sur les us et coutumes de mon ami le grand échassier, voient tout dépités une alsaco émigrée déblatérer sur sa vie et celle des madrilènes... et en tapant "cigogne, madrid" sur google, j'ai trouvé la cigogne enragée...

Hommage soit rendu à toutes les bonnes âmes qui tentent d'apporter un peu de fraîcheur dans la vision culturelle élitiste ou populiste qui est en vogue dans cette belle ville de Strasbourg!

On déménage !


C'est la saison des changements, des bonnes résolutions, des "on prend les mêmes mais on recommence (pas)"...
les écoliers ont leur nouveau plumier, ah non pardon, leur nouveau PC, les profs leur nouvelle classe et les étudiants ont repeint les murs de leur 20m² de collocation parisienne .. eh ben nous aussi on veut du neuf! Qu'à cela ne tienne !

ON DÉMÉNAGE! NOS MUDAMOS!!

mais comme on est très bien dans notre rue près de la place Tirso de Molina, et que l'appartement nous plaît, ben on prend le même... mais un étage plus haut!! Notre propriétaire ayant décidé de quitter l'appartement qu'il occupait juste au dessus du nôtre, nous le reprenons et déménageons au deuxième étage de l'immeuble... un coup de peinture, quelques meubles à trimballer sur un étage : du vieux neuf, c'est dans l'air du temps et on est contents!

au passage le proprio aussi est content : il loue notre 50m² au premier étage - exterior: qui donne sur la rue- à 950 €... nous, on paiera 925 €, avec plus de lumière, un peu moins de bruit et moins de difficultés à chauffer cet hiver... et on change pas d'adresse : sauf qu'au lieu d'être au 1B on sera au 2B...

Bientôt la pendaison de crémaillère ! Pronto, la inauguracion de la casa... (sont nuls ces Espagnols, ils ont même pas d'expression pour dire "on pend la crémaillère"...)

PS: pour les jeunes mariés qui ont reçu comme cadeau de noces les clés dudit paradis, la clé de l'immeuble est tjs valable et l'autre on vous l'enverra!