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miércoles, 25 de agosto de 2010

La tomatina, l'Espagne insolite

Comme je n'ai pas grand chose à raconter, entre vacances et reprise, je me contenterai d'un lien vers un article sur lequel je suis tombée par hasard au sujet d'un événement qui a agité un village espagnol il y a quelques heures, ce 25 août...

Sur le Point.fr, vous découvrirez la tomatina, bataille géante de tomates, une tradition que je ne connaissais pas, mais qui m'a parue plutôt originale !

Imaginez 100 tonnes de tomates jetées par environ 40.000 participants...


A placer au palmarès de ces nombreuses démonstrations du goût de la fête espagnol... au rayon "Ils sont (définitivement) fous ces espagnols..."

domingo, 11 de julio de 2010

A Madrid, drapeaux espagnols et compte à rebours pour la finale du mondial

L'équipe de foot espagnole, la selección, est en finale de la coupe du monde... Dans quelques heures, la roja (la rouge) affrontera les Pays-Bas et, pour la première fois depuis que cette compétition existe, l'Espagne a une chance de devenir championne du monde de football.



Dans un pays où le football est un sujet de discussion aussi sérieux que la religion, où les fans de l'Atletico détestent cordialement ceux du Real Madrid, l'euphorie est palpable. Déjà il y a deux ans, lorsque la selección avait gagné la finale de la Eurocopa, la coupe d'Europe, ce fut une grande fête nationale qui me rappelait 1998, l'année où les bleus vainqueurs de la coupe du monde avaient fait que bien des Français avaient passé l'été le sourire aux lèvres.

La fontaine de Cibeles, depuis quelques jours, arbore le drapeau comme cape, tout comme son collègue Neptune, à quelques centaines de mètres de là...

Là, on prend les mêmes qu'en 2008 et on recommence... mais puissance 10, puissance 1000.
Où qu'on regarde à Madrid, quelque soit la rue, le quartier, l'immeuble, les taxis, les magasins : partout les drapeaux rouge et or ont fleuri. Dans la chaleur pesante de l'après-midi, un cri perce le silence de l'heure de la sieste "España, España", puis un pétard... il y a quelque chose dans l'air... une attente joyeuse, une tension...



Toutes les TV, les radios, les pages internet diffusent des images de tous les fans de tous les endroits du pays, tous habillés de rouge et jaune, aux couleurs de l'équipe nationale.
Et bien, même si ça me paraît éxagéré, même si je suis allergique au foot entre clubs en temps normal, où je vois un étalage de fric indécent et un catalyseur de toutes les batailles identitaires les plus rances, je dois dire que je me joins à la fête, j'attends le match de ce soir avec impatience et je croise les doigts pour que la roja gagne...

L'Espagne mérite de gagner le mondial
Pourquoi ? Dans mon cas, c'est bien plus pour le pays que pour des raisons sportives. Parce que cette équipe me paraît être à l'image de l'Espagne d'aujourd'hui : dotée de qualités indéniables, avec quelques éléments exceptionnels mais qui n'oublient pas d'être humbles, crispée et qui mérite mieux, qui mérite un peu (beaucoup) d'optimisme et de confiance en elle.

Marre de la crisis...
Cela fait deux ans que je vis ici, et la crise est en toile de fond d'une Espagne qui perd peu à peu toute perspective d'avenir et toute volonté d'aller de l'avant. 20% de chômage sans que les Espagnols sortent dans les rues, 5 à 10% de baisse de salaire des fonctionnaires, (parmi les mesures d'austérité budgétaire), les mauvaises nouvelles qui ne cessent de pleuvoir ont comme paralysé le pays. Persuadés à nouveau d'être vus comme un pays du tiers-monde par les autres Européens, les Espagnols font leur auto-critique ou se critiquent mutuellement, lorsqu'ils s'agit des politiques, et tous attendent confusément que la situation s'améliore...

Il me semble que pour tous les Espagnols, l'élan que peut donner une victoire serait mérité. Le foot parfois peut être plus qu'un sport, il peut galvaniser un pays, le faire rêver, indistinctement, sans que compte pour une fois l'origine sociale ou raciale. Une victoire, c'est de la joie, simple, une unité, une alchimie qui peut se créer autour d'une équipe.

Fier d'être espagnol?
Au-delà de la conjoncture économique morose actuelle, les Espagnols en ont besoin aussi, à mon avis, pour avoir pour une fois un symbole national et étatique qui les unissent au lieu de les diviser (je sais c'est très jacobin comme vision des choses, mais je ne me referai pas) : "La roja es de todos"... basques, catalans, galiciens, ou castillans, soutiendront la roja ce soir et beaucoup agiteront en cas de victoire le drapeau espagnol.


Or, je m'aperçois que les complexes que nous pouvons avoir, les français du centre et de gauche vis-à-vis d'une certaine fierté nationale, du drapeau, de la marseillaise, etc. sont peu de choses au regard du complexe qu'ont la majorité des Espagnols vis-à-vis des symboles de l'Etat espagnol. Il est mal vu d'être patriote... Pour beaucoup, le drapeau rouge et or est symbole de la droite, de la monarchie, d'une certaine Espagne qui regrette Franco, de l'imposition de l'Etat espagnol sur les autonomies et les minorités.

Là, si quelques uns de nos amis sont mal à l'aise de voir tant de drapeaux partout, la majorité est heureuse d'abandonner ses complexes et de pouvoir pour une fois, être fier d'être espagnol sans y penser, mettre un drapeau bicolore à leur balcon, et remiser pour un temps le drapeau rouge, jaune et violet, symbole de la république, sans se demander si c'est être fasciste, mais simplement participer à une fête générale...

"moment historique", "rêve"... enfin, fiesta comme il se doit...


Mais j'imagine que peu de gens pensent à tout cela en ce moment... alors place à l'ambiance justement : mettons nos T-shirt de la sélection (ou pas, parce que le rouge et le jaune ne me vont pas), et allons nous joindre à l'ambiance de feu!

"A por ellos" comme vient de crier un voisin...

Pour suivre la fête en direct sur internet, il y a eskup, le réseau social de El país, et pour lire un témoignage sur le rapport à la fierté nationale d'un Madrilène il y a es madrid no madriz (blog en espagnol d'où sont tirées les photos de cibeles et neptune)

mise à jour 18:07,
il y a aussi mdetaillac sur France Info pour suivre le match !

jueves, 29 de octubre de 2009

C'est déjà Noël à Madrid

ça y est, noël approche !

non je vous promets je ne suis pas totalement gaga, mais un des premiers signaux de l'approche des fêtes de las navidades s'est déclenché : on achète les billets de loterie.

Depuis quelques jours déjà, sur le pavé de la Gran via, on attend patiemment son tour devant l'échoppe de loterie de Doña Manolita. Ce week-end sur les chaînes nationales, on a pu voir les traditionnels reportages autour de la frénésie de la Lotería de la Navidad (Loterie de Noël), la plus grosse cagnotte de l'année qui a lieu le 22 décembre, surnommée El Gordo (le gros).



Je ne vous resortirai pas les savantes explications sur les decimos, le Gordo, la loterie du niño (de l'enfant)... (voir post de 2008) Non, en revanche, je vous annonce que cette année les numéros les plus convoités sont les 2020, 2016 et 1918.

Ces chiffres ont tous une signification importante pour les superstitieux : 1918 par exemple est l'année où une grande épidémie de grippe terrassa l'Europe, l'analogie avec la grippe A étant tout à fait évidente, non ?

Quoi qu'il en soit, le tirage sera retransmis à la télé comme chaque année le 22 décembre, et on verra les petits enfants chanter les résultats, comme chaque année (voir photo). Il y a des choses comme ça, qui font que l'Espagne reste l'Espagne "de toda la vida".

Bon sur ce, je m'en vais acheter le billet pour les membres de la famille de mon bel hidalgo, qui, comme la quasi-totalité des Espagnols, espèrent bien que cette année ce ne sera pas leur voisin mais bien eux, qui ne seront pas obligés d'aller travailler, après les festivités !

martes, 27 de octubre de 2009

Douceurs de la Toussaint : les beignets

L'an dernier je vous parlais des os de saint, los huesos de santo, petits rouleaux de pâte d'amande, une des patisseries typiques de la Toussaint en Espagne.

L'époque étant à nouveau à la "fête des morts", je viens de découvrir qu'on mange aussi une autre douceur, que nous connaissons bien cette fois mais que je n'aurais pas imaginé spécialité de Toussaint : les buñuelos qu'on traduit par beignets mais qui m'ont paru plus proche de nos choux patissiers, comme ceux qu'on verrait dans les pièces montées.

Il semblerait qu'ils soient d'origine de Jaén (en Andalousie), mais on les trouve en ce moment dans les patisseries artisanales de Madrid, à côté des huesos de santo en pâte d'amande ou en chocolat. J'ai pu en déguster d'une patisserie "de toda la vida*" de Palencia (en Castill : légers, fondants, fourrés de crème chantilly, une bouchée et on se croirait au paradis... On les voit sur la photo ci-dessous, en haut à droite.



Autant pendant l'année, la patisserie espagnole me paraît de bien piètre qualité, grasse et peu élaborée, autant pour les événements ponctuels, les spécialités me surprennent agréablement.

Et ça n'en finit pas de me séduire cette idée de la Toussaint gourmande : on se souvient des absents, qui nous ont quittés, mais on ne se laisse pas abattre ! Et un peu de douceur en ce début d'automne n'est pas mal venue !!

* l'expression "de toda la vida" (de toute la vie) fait référence à des éléments traditionnels de la société espagnole, qui n'ont pas changé depuis longtemps. On l'utilise pour parler de personnes, de familles ou de commerces, par exemple, qui sont devenues des institutions. Parfois, cela peut prendre le sens péjoratif de vieillot ou de conservateur.

viernes, 9 de octubre de 2009

Puente del pilar, le pont du pilier et les piliers des ponts

Diantre mais cela fait bientôt 3 semaines que je n'ai pas écrit!!

Bon il faut dire que je n'ai pas chômé ces derniers temps : je suis allée à Vichy pour le boulot (et ben ouais à Vichy y a pas que des gens qui font trempette ou boivent de l'eau à bulles) en passant par la Lorraine avec mes sabots par Lyon, et en revenant par Paris, histoire de revoir ma Normandie mes amis !

Et voilà, je suis claquée mais vous inquiétez pas pour moi (en dépit de mes blagounettes qui en disent long sur mon état de fatigue) : je profite une nouvelle fois des bonheurs du calendrier laboral espagnol et d'un nouveau pont-que-personne-sait-pourquoi-c'est-férié... aussi connu comme "arrête de poser des questions idiotes, et prends la voiture : on va se faire un week-end à la campagne".


Du coup en ce week-end de Puente del Pilar, la DGT (Dirección General de Tráfico) prévoit 4,8 millions de déplacements ! Ce qui signifie un bon paquet de bouchons aux entrées et sorties de Madrid et des grands centres urbains...
Et ben si c'est comme ça, moi je reste chez moi et je profite de la douceur angevine madrilène pour 3 jours !

Pour ceux qui auraient pas compris, le puente del pilar c'est le pont du pilier.

Voilà, ça méritait bien un jour férié les piliers... au moins autant que la fête des pères !

- Nan en vrai me dit mon spécialiste es-Espagne, c'est férié parce que le 12 octobre c'est leur 14 juillet : el dia de l'hispanidad, le jour de l'hispanité, la fête nationale.

- Et ça s'appelle "pont du pilier" parce que ça coïncide avec le jour de la patronne de la région d'Aragón : la vierge du pilier, virgen del pilar, célébré à grand renfort de processions à Saragosse, la capitale de cette communauté autonome du nord-est de l'Espagne. Où on retrouve, une fois de plus l'influence catholique dans le langage et la vie courante des Espagnols...

Bon je vous laisse, vais profiter de mon looooooong week-end de 3 jours. Ah et ralez pas hein... je vous rappelle qu'on bosse 40 heures par semaine, qu'on a seulement 4 semaines de congés payés et qu'ici les RTT on sait pas ce que c'est !

sábado, 8 de agosto de 2009

Madrid en août : concerts et fiestas de San Cayetano, San Lorenzo et Virgen de la Paloma

Madrid se vide petit à petit de ses habitants, remplacés par les touristes qui cuisent dans la fournaise de l'été madrilène comme des homards dans l'eau bouillante (sympa l'expression, non ? ben je vous assure que c'est l'impression que ça donne ;o).

Pourtant, Madrid n'est pas un désert envahi par des hordes de touristes... la ville vit, derrière les persiennes pendant la journée, et le soir sur les terrasses où les places sont toujours aussi chères. Et les nuits sont aussi chaudes que les journées !

Concerts gratuits des étés de la ville

Hier soir, nous étions au temple de Debod, temple égyptien reconstruit dans un des nombreux parcs de la ville, pour un des concerts gratuits du festival Veranos de la villa qui propose plusieurs dizaines de spectacles de toutes les disciplines, théâtre, flamenco, concerts... Pour nous ce fut un moment hors du temps, musique traditionnelle grecque devant un temple égyptien au soleil couchant, un moment magique.


La Paloma, San Lorenzo, les fêtes les plus castizas de l'année

Plus typiques et populaires, les fêtes de quartier de la Latina et de Lavapiès animent également les nuits madrilènes en août.
Autour du 7 et jusqu'au 15 août, les fêtes de la San Cayetano (7 août), à Lavapiés, et celles de San Lorenzo (10 août) et de La Paloma (15 août), dans le quartier de La Latina, font vibrer les quartiers populaires du centre madrilène de musiques et de couleurs.


Les verbenas de la Paloma en particulier sont réputées pour être les plus typiquement madrilènes (l'adjectif castizo désigne les habitants madrilènes de souche dans le langage populaire) : de Cascorro, d'où part le rastro, marché aux puces du dimanche, à la Latina, les bals, les danses traditionnels et les concerts s'enchaînent. Le spectacle n'est pas que sur scène : beaucoup de gens portent à cette occasion le costume traditionnel madrilène qu'on voit aussi à la san Isidro. Sur les pelouses ou dans la rue, on mange, on rit, on boit, entouré de chulapos y chulapas en costumes.

Des fêtes d'origine religieuse devenues multiculturelles
En Espagne, la religion catholique n'est jamais loin. Comme le nom l'indique, l'origine de ces fêtes est religieuse : historiquement les habitants des quartiers de La Latina et de Lavapiés rendaient hommage à leurs saints patrons, Saint Gaëtan, Saint Laurent, et à la Vierge de la Paloma en revêtant ces costumes du 19 ème siècle typiques de Madrid et en descendant dans les rues.

Encore aujourd'hui, des processions religieuses sont organisées dans la soirée, même si ces fiestas sont désormais à l'image des habitants de ces quartiers, cosmopolites et populaires, et la date, tout simplement une occasion supplémentaire de faire la fête.

Infos sur le programme culturel à Madrid : esmadrid.com
Quelques images des fêtes de quartier à Madrid sur FlickR
Crédits photos: Le temple de Debod de R.Duran et chulapos y chulapas de alicetiara

martes, 28 de julio de 2009

La pedida de toros: on veut des taureaux à Tudela de Duero

Toros si ! Vacas No ! Vaches ou taureaux pour les fêtes du village ? Chaque année, à Tudela de Duero, la question revient sur le tapis et chaque année les habitants de ce village de Castille s'égosillent pour qu'on ne les prive pas de taureaux pour les fêtes du 15 août.

Vous vous souvenez d'Astérix en Hispanie ?
Dans la BD, dans chaque ville où passe Astérix et Obélix, il suffit d'un olé murmuré pour que tous les habitants se mettent à danser et à chanter. Vous vous souvenez ?
Eh bien, même si ça fait cliché, cette image de fiesta permanente me vient souvent à l'esprit depuis que j'habite en Espagne. Non que la vie à Madrid soit une fête perpétuelle mais il faut avouer que les fiestas sont fréquentes et surtout que tout est prétexte à faire la fête !

Tudela de Duero est un gros village de la province de Valladolid, et il n'a rien d'exceptionnel.
Sauf que...
Fin mai, c'est la fête de l'exaltation de l'asperge (déjà fallait y penser).
Le 15 août, c'est l'Assomption, comme en France et les autres pays de tradition catholique. Sauf qu'à Tudela, la fête de Nuestra Señora de Asuncion y San Roque débute la veille par une verbena (une "veillée", avec bal populaire et fête en bonne et due forme) et dure jusqu'au 18 août. 3 jours au cours desquels se succèdent verbenas, courses de taureaux dans les rues (encierros) et corridas. Et c'est justement pour préparer ces fêtes qu'on en fait une autre, la pedida de toros, qui s'est déroulée ce week-end dans ce gros bourg de 8 000 habitants.


La 'Pedida de toros' (la demande des taureaux) c'est tous les ans, le 24 juillet, veille du jour du saint patron de Tudela, Santiago. Vers une heure du matin, les habitants et les associations de voisins (peñas) se rassemblent sur la place principale. Le maire de Tudela arrive sur la scène à 1 heure et se lance dans un discours à ses chers concitoyens où il annonce que cette année, c'est la crise, que les caisses du village sont vides et qu'il faudra donc se contenter de vaches pour les encierros, les courses bovines du 15 août.

Les habitants le huent, protestent bruyamment et scandent «Toros sí, vacas no» : on veut pas de vaches, on veut des taureaux ! Après quelques simagrées, le maire finit par céder et promet qu'il n'y aura pas de pauvres vachettes pour les encierros mais bien de beaux et mâles toros.

Tous le village explose de joie et entonne le refrain habituel "ay, fogato, ay fogato, que paliza que te van a dar, por ir a pedir los toros, sabiendo que no los hay" et c'est parti pour le bal avec orchestre où jeunes et vieux se trémoussent sans complexes, enchaînant les copas (cocktails) et les paso dobles. Imaginez-vous un mariage avec sa chenille auquelle participerait tout un village... et ça, c'est seulement pour s'entraîner.

Un simulacre qui revient tous les ans, une tradition unique
Tous les ans, le maire refait son speech pour annoncer qu'il n'y aura que des vaches.
Et tous les ans le village fait semblant de le croire et demande des taureaux.
Et tous les ans ce sont des taureaux qui courent dans les rues du village barricadé, comme aux San Fermines à Pampelune.

Et quand on raconte cette tradition, nos amis Espagnols eux-mêmes hallucinent... Elle n'existe ou ne subsiste visiblement que dans quelques endroits et sous d'autres formes : dans la province de Zamora, par exemple, ou dans d'autres villes, ce sont les reines de beauté de l'année qui demandent au maire les taureaux pour les fêtes.

Flipa... comme ils disent !

lunes, 20 de julio de 2009

Dia del amigo Madrid 2009 - 20 juillet c'est la fête de l'amitié

Aujourd'hui, 20 juillet, c'est la fête des amis.
Encore une fête qui nous avait échappé ! Après les mamans, les papas, les grands-mères, les valentins et les voisins... voilà le tour des copains. Vous le saviez pas ?! Moi non plus.

© DR | Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin (de g. à dr.)

Mais il y a 40 ans, on a marché sur la lune. ça vous le saviez, non ?
Bon. Ben, en Argentine en 1969, un petit gars s'est extasié devant Armstrong et ses potes qui gambadaient (ou non, c'est pas la question) sur l'astre blanc, comme des millions d'autres petits humains sur leur planète bleue. Il s'est senti uni à tous ses congénères qui communiaient devant leur télévision...

... et il s'est dit qu'on pourrait prendre cette date, le 20 juillet, pour célébrer l'amitié entre les hommes, ces mêmes petits humains qui avaient vibré à voir les pas de l'Homme sur la lune et s'étaient sentis amis de l'univers tout entier (tant qu'à faire).

Jusqu'ici visiblement cette fête était célébrée en Argentine et en Uruguay, mais cette année elle donne lieu, à Madrid, à quelques événements gratuits.

Il y aura donc des concerts à la Sala Heineken mercredi soir (22 juillet), des DJs au Pacha et une soirée jeudi soir dans l'hôtel puerta de america.

Pour entrer gratuitement et pour plus d'infos, rdv sur le site :
http://www.diadelamigo.com/

martes, 23 de junio de 2009

Gay Pride - Orgullo Gay à Madrid 2009

Le 4 juillet c'est le défilé de l'Orgullo Gay. A partir de 18h et jusque tard dans la nuit, la marche des fiertés gagne ses lettres de noblesse dans les rues de Madrid.


Je vous en parlais l'an dernier, l'Orgullo Gay c'est un événement incroyable, sans commune mesure avec les Gay Pride qu'on peut voir à Paris ou dans le reste de l'Europe. L'importante communauté homosexuelle de Madrid s'y rassemble, mais pas seulement : c'est un événement qui arrive même à réjouir une agoraphobe comme moi, tant l'ambiance de la fête gagne tout un chacun, homo, hétéro, bi, trans, ou que sais-je !

Imaginez : plus d'1 million de personnes dans les rues, la musique et les couleurs qui explosent de toutes parts ! Dans la chaleur madrilène, les corps et les fiertés s'exposent sans tabous. C'est à la fois un spectacle et une fête. Entre 17h et 22h, depuis le Parc du Retiro, jusqu'à la plaza de España, en passant bien sûr par la fontaine de Cibelles, toute l'avenue de la Gran Via est bloquée à la circulation et livrée aux chars et aux participants de cette immense fiesta.


Le défilé clôture une semaine de débats et de festivités autour d'un thème touchant à la non-discrimination des homosexuels. Le thème de cette année est la non-discrimination dans les écoles avec le slogan « Ecole sans Armoires », 2009 étant « l’Année de la Diversité Affective et Sexuelle dans l’Education », après la visibilité lesbienne en 2008.


Chueca se transforme
C'est dans le quartier de Chueca que se déroulent débats et festivités, du 27 juin au 5 juillet. Chueca qui ne dort pas beaucoup le reste de l'année se transforme pendant ces quelques jours dans un esprit festif et tolérant. C'est là aussi que la fête continue après le défilé, jusqu'au dimanche.


Seul véritable inconvénient et challenge pour les habitants du quartier : arriver à rentrer chez soi sans tremper ses pieds dans les rivières d'urine et de bière qui courent sur les pavés des ruelles !! Mais rassurez-vous, cela ne dure pas : juste derrière le dernier char, passe la brigade des éboueurs chargée de nettoyer les rues, et, dans leurs costumes verts et jaunes fluos qui ne dénotent pas dans la foule, ils sont d'une efficacité remarquable !

sábado, 20 de junio de 2009

Fête de la musique à Madrid 21 juin 2009 - Dia Europeo de la Musica


El día 21 de junio se celebra el Día Europeo de la Música!

En France on est tous au courant : le 21 juin c'est la fête de la musique. Qu'on aime ou pas cet événement qui draîne les foules, on est au courant et on s'attend forcément à avoir des concerts dans toute la ville, ou au moins une petite fête de village, avec ses musiciens amateurs.

La fête de la musique est devenu fête européenne de la musique : elle a essaimé dans toute l'Europe et via les services culturels français, un peu partout dans le monde, on essaie avec plus ou moins de succès, de mettre en place des événements similaires, concerts gratuits et musique dans la rue...

A Madrid, il faut avouer que cela n'est pas très concluant. J'ai cherché le programme et ai lutté pour trouver quelques infos (une fois de plus) donc je vous les livre, ici (en français et espagnol).

1) Il y a dès ce soir, 20 juin, une petite nouba à l'Institut Français de 19h00 à 00h30.

5 groupes, espagnols et français

Patio de l’Institut Français de Madrid - C/Marqués de la Ensenada, 12 – Metro: Colón, Alonso Martínez - www.vivelaculture.com

2) Les concerts et conférences autour de la musique "sérieuse"

Museo Reina Sofia
Trio Neopercussions
Horario: 13:00 h
Lugar: Plaza Nouvel
Entrada: Gratuita

Museo Nacional del Prado
Juan Manuel García-Cano, oboe; Albina Ibraeva, flauta, y Alina Artemyeva, piano

Horario:
18.00 h.

ENTRADA GRATUITA hasta completar el aforo.

Programa: Partita para oboe solo en sol menor, BWV 1002.
Autor música: Johann Sebastian Bach.

Selección de "Doce fantasías para oboe solo".
Autor música: Georg Philipp Telemann.

Concierto para flauta y piano en sol mayor.
Autor música: Carl Philipp Emanuel Bach.


Auditorio Nacional de Música
Salas sinfónica y de cámara

Jornada de puertas abiertas: conciertos, conferencias y exposiciones

12.00 h. Sala de cámara. Concierto de Jesús Rodríguez y Xavier Larsson: El repertorio de viola y saxo a solo.

13:00 h. Sala sinfónica. Orquesta de cuerda del Real Conservatorio Superior de Música de Madrid; Joaquín Torre, director concertino. Obras de I. Stravinski (Appolon Musajette, versión 1947) y D. Shostakovich (Sinfonía de cámara, op. 110).

14.10 h. Hall de la sala sinfónica. Gamelán de la Embajada de Indonesia; Yanto Suyanto, director. Programa de Gamelán tradicional: Gangsaran; Lancaran Manyar Sewu; Lancaran Kebogiro; Ladrang Ayun-ayun; Gati Padhasih; Bubaran Udan Mas.

16.45 h. Sala de cámara. Conferencia por José de Eusebio: "Las óperas de Albéniz".

17.30 h. Sala de cámara. Albéniz en contexto: concierto de Josep Colom, piano. Obras de I. Albéniz (Córdoba, Almería), M. de Falla (Andaluza), F. Mompou (fragmentos de Música callada), C. Debussy (Images, I libro) y M. Ravel (Ondine; Le tombeau de Couperin).

19:00 h. Hall de la sala sinfónica. Ensemple Gending; Jurrien Sligter, director. Programa de Gamelán contemporáneo: Kaleidoscoop (S. Wullur), Nina Bobok Bagi Pengantin (J. Bisquert), Cannibal Mass (J. t. Veldhuis), Improvisación (J. Bisquert-W. Schrik), Antara benua dan benua (R. de Man) y Celana (K. Kuiper).

20.30 h. Sala de cámara. Capella de Ministrers y L’Almodí Cor de Cambra; Carles Magraner, director. Pilar Esteban, soprano; Juan Sancho, tenor, y Jordi Ricart, barítono. Programa: Música angélica; Música mariana medieval.

22.00 h. Spanish Brass Luur Metals y Lluis Vidal Trío. Programa: Neumatofonía (J. Santandreu, ”Xiquet"), Colorets: Coloret 1, 2 y 3 (R. Cardo); Un toc de groc (Trío de jazz solo), Brassiana, Part I, Part II (quinteto de metales solo), Part III, Part IV (quinteto de metales solo) y Part V (Ll. Vidal).

ENTRADA LIBRE hasta completar el aforo. Auditorio Nacional de Música


D'autres événements auront lieu dans les lieux suivants :
Museo de América, Salón de Actos

Museo arqueologico

Voir l'agenda culturel du ministère de la culture (ES)

3)
Dia de la musica Heineken au Matadero
Lugar: Nave 16, Plaza Matadero y Café Teatro
Hora: de 12 a 24 horas
Precio: Entrada gratuita. Aforo limitado
Organizan: Heineken España, Radio 3 y Matadero Madrid

Dans le fantastique lieu du Matadero, se trouve le plus proche de ce que j'entends par fête de la musique, malheureusement pour la Française jacobine que je suis, sponsorisée par une marque...

Qu'à cela ne tienne, il y aura du son et du bon ! Radio 3 est associé à la programmation, c'est une bonne radio musicale, ce qui devrait nous promettre de belles découvertes de la scène indépendante espagnole.
A 1ere vue, allons-y, ne serait-ce que pour voir
The Sunday Drivers.

Le programme sur le site officiel


Y aller :
Dirección: Paseo de la Chopera 10-14 (Ver mapa).
Llegar en Metro: Legazpi (líneas 3-amarilla y 6-gris *en obras, hay servicio de autobús).
Llegar en autobús: Líneas 6, 8, 18, 19, 45, 78 y 148.
Apertura de puertas: 11.30 horas.

miércoles, 13 de mayo de 2009

15 de mayo: San Isidro en Madrid

Le 15 mai, Madrid célèbre son saint patron, San Isidro. La San Isidro donne lieu à un jour férié et à de nombreuses festivités, qui cette année s'étaleront du 13 au 17 mai.

Entre autres: défilé de géants (gigantes) et grosses têtes (cabezudos) depuis la Plaza de Oriente jusqu'à la Plaza de la Villa en passant par la Plaza Mayor et la Puerta del Sol, festival d'humour, danse et musique dans les jardins du quartier de las vistillas. Les corridas de la San Isidro sont aussi parmi les plus importantes pour les aficionados de toros.

La tradition de la San Isidro
Présentation des fêtes de la San Isidro 09 en français
Fiestas de San Isidro 09: programa completo en castellano

miércoles, 8 de abril de 2009

La semaine sainte en Espagne

Alors même les plus nuls en classe, même les non-hispanophones ont déjà entendu parler au moins une fois des fêtes de Pâques en Espagne...

Mais si, allez creusez vos méninges :
La semana santa, vous savez ? Les processions, les églises qui font trimballer des statues dans la ville à dos d'homme, les défilés de pénitents, les uns pieds nus, les autres en train de se flageller mais tous avec une cagoule à pointe (j'ai pas dit un casque !)...


Cette sainte semaine est certainement la plus belle démonstration de ce que peut être l'Espagne traditionnelle, avec son catholicisme doloriste revendiqué : ce qui importe et on se fait 2 jours de deuil, pardon 2 jours feriés au passage, c'est la mort du Christ, c'est sa crucifixion et la douleur que cette perte et ce péché supposent.

Dieu est mort, vive Dieu ! Oula, là je m'emballe... vla que je deviendrais nietzschienne à force de vivre dans le pays de la Sainte Inquisition (ok la nuit de la saint Barthélémy fut pas franchement une partie de rigolade pour les protestants sous nos latitudes, mais là n'est pas le sujet) et où encore en 2009 les cathos s'affichent sans vergogne.

Bref. ça m'avait jamais choquée mais c'est vrai qu'à Pâques, les catholiques gaulois célèbrent la résurrection. Le jeudi avant Pâques, le jour de la dernière cène est fêté vite fait, le vendredi on fait la gueule (on ne dit pas de messe, et y a qu'en Alsace que c'est ferié, héhé) et puis on fait la teuf parce qu'alleluïa Christ est résucité. Il nous faut le lundi pour nous remettre de la victoire de la vie sur la mort.

Une semaine de passion
Bon ben ici, non. Selon les villes, les célébrations commencent dès le dimanche des Rameaux, voire le vendredi d'avant (appelé Viernes de Dolores) et durent jusqu'au Samedi et dimanche de Pâques (d'où le concept de semana santa : une fois de plus les Espagnols font plus fort que nous !), mais c'est dans toute l'Espagne au plus tard le jeudi et le vendredi qu'on célèbre la passion et la mort du Christ, qu'on se met à genou et qu'on se flagelle pour expier le crime, pour montrer sa douleur.


Cofradias, Hermandades y pasos
Les confréries, groupes de fidèles laïcs, (cofradias), se mettent en 4 pour porter le christ, ses saints et le poids du monde sur leurs épaules. Ils portent en procession les pasos, ces autels richement décorés, dressés autour de groupes monumentaux qui représentent Jésus ou Marie sous toutes leurs formes : Cristo Rey, Cristo del Gran poder, Cristo el pobre, Virgen ceci ou Virgen cela.

Ces gens ne sont pas des membres du Kukluxclan mais des membres d'une cofradia.
Ces nazarenos portent la cagoule (le capirote), ici
à Séville.

Séville est très connue pour sa semaine sainte, mais toutes l'Espagne catholique participe et beaucoup se vantent d'avoir les plus belles ou les plus impressionnantes processions, citons notamment Valladolid, Zamora ou Palencia, sans oublier bien sûr Madrid.

Les pasos rivalisent de dorures et de moulures, de tissus chamoirés et de lumières (autant pour le voeu de piété...) Un étalage impressionnants de vierges aux habits de velours, portant couronnes et bijoux et aux yeux dégoulinants de larmes...

Les femmes aussi peuvent être membres de hermandades (nom donné aux confréries de femmes)
et porter les pasos.

Décrit comme ça et avec ces images, ça fait légèrement flipper mais bon en vrai, il faut quand même dire, (je prends le risque d'être excommuniée par amour de la vérité, quelle téméraire je suis!) qu'en 2009, le caractère pieux de l'événement prend le pas sur la carte postale et l'opportunité mercantile.

Crucifixion et tourisme font bon ménage
Il me semble que la tradition se perd (y a plus de saison ma brave dame), et que les processions ressemblent plus à des attractions supplémentaires pour les touristes, qu'à des démonstrations de foi. Dans les rangs du public venu admirer les processions, les gens ont plus le guide touristique que le chapelet à la main.

Cette impression me paraît confirmée par une pancarte vue récemment à Madrid, à l'entrée d'une église, qui appelait les volontaires à venir porter les pasos, quand, il fut un temps, cet honneur n'était réservé qu'aux plus fidèles d'entre les fidèles.



Acte de foi ou spectacle, dans tous les cas, la semana santa vaut le coup d'être vécue, au moins une fois, pour se faire sa propre opinion !

domingo, 4 de enero de 2009

Reyes : les enfants rois

Les fêtes en Espagne sont interminables...
J'en ai déjà parlé, maintenant je le vis. Aujourd'hui, les rues du centre ville de Madrid étaient aussi bondées qu'une veille de Noël... et pour cause !

Les cadeaux des rois
Traditionnellement, ce sont Melchor, Gaspar et Balthasar (en espagnol) arrivés d'Orient pour honorer le Niño Jesus, qui apportent le 6 janvier les cadeaux aux enfants espagnols, bien que le Papa Noël soit en train de gagner du terrain sur les 3 rois Mages. Dans ma "belle-famille", les enfants, âgés de 33 et 35 ans ont écrit leur carta a los reyes (la lettre aux rois)... en disant à leur mère les cadeaux qui leur feraient plaisir. Et je vais recevoir un cadeau des rois, alors même que j'en ai reçus déjà plusieurs pour Noël (mais il faut dire que j'ai été très sage ;o)!!


Après Noël et le Nouvel An donc, pas encore remis des 15 derniers jours de repas pantagruéliques et de célébrations, les Espagnols repartent à l'assaut des grands magasins, pour acheter cette fois le cadeau de Reyes. Et tant qu'à faire, ils refont aussi la queue pour se procurer un billet de loterie, celle du Niño cette fois, dont le tirage se déroule le 5 janvier.

La Cabalgata de los Reyes Magos
Le 5 janvier également se déroule la cavalcade des rois mages : une sorte de défilé de carnaval, pour célébrer l'arrivée des 3 rois mages, qui se déroule à travers Madrid mais aussi dans toutes les villes et villages d'Espagne. Des milliers d'enfants et leurs familles suivent les chars d'où les rois, leurs pages ou leurs chameaux (pas chameaux) distribuent des bonbons.

Avec mes tendances légèrement agoraphobes, je ne suis pas une grande fanatique des manifestations qui attirent la foule, mais les Madrilènes disent que le spectacle vaut le détour.

Cette année à Madrid, la Cabalgata part de Nuevos Ministerios à 18h30 pour serpenter à travers la ville, passant Place du Docteur Marañón, puis Glorieta d' Emilio Castelar, Place de Colón et Paseo de Recoletos avant de finir à la fontaine de Cibeles.

Plus d'infos sur les fêtes en Espagne

lunes, 29 de diciembre de 2008

Nouvel an en Espagne : campanadas, uvas y turron

Deuxième épisode des fêtes, après les foies gras et huîtres à foison en Vendée, je passe le 31 décembre, la Nochevieja à manger du Turron à Tudela de Duero, près de Valladolid, ancienne capitale du royaume d'Espagne, en pleine région de Castilla y Leon.
En famille, comme il se doit... avec du raisin et ... devant la télé, comme il se doit...



Las uvas, les 12 grains de raisin dans une main et le verre de champagne dans l'autre : (Et oui, en bonne Française indécrottable de chauvinisme, je préfère encore et toujours les fines bulles de la région de Champagne que celles un peu plus du Cava de Catalogne ... et je rapporte donc à ma belle famille quelques douceurs indécrottable, vous dis-je...)


Le Rituel
Minuit moins cinq, donc, on se branche sur la TVE1, première chaîne de la télévision espagnole pour voir le programme retransmis depuis la Puerta del Sol, où la fête bat son plein : des milliers de personnes attendent dans le froid las campanadas (les cloches)... deux animateurs sortis tout droit des années 80 occupent l'antenne pour meubler l'attente...


Et à 23h59'59'', l'émotion monte encore d'un cran quand la boule dorée descend dans la tour emblématique de la puerta del sol...

Les 4 quarts d'heures sonnent, le temps pour tous de porter les grains de raisin au plus près de la bouche... et le moment fatidique !!
Sur l'écran seule demeure la tour où la cloche sonne accompagnée d'une publicité pour mastercard qui nous souhaite une bonne et prospère année :)
et les 12 grains de raisins dessinés en bas de l'écran de disparaître, avalés par un petit pacman...

Eh ben, il n'est pas si évident de manger en rythme un grain de raisin à chaque coup !!
Pas sûre d'avoir beaucoup de chance quant à moi cette année !

Mais je vous la souhaite à tous aussi douce et riche que les turrones espagnols !

viernes, 5 de diciembre de 2008

6 décembre : jour de la constitution

Pour moi, le 6 décembre est important car c'est la St Nicolas... souvenirs de l'enfance, d'effluves douces et sucrées dans les froides journées de décembre en Alsace.

Ici, en Espagne, le 6 décembre est également important, c'est même un jour férié. Comme il y a beaucoup de jours feriés, je n'ai pas fait tellement attention à sa signification. Mais il se trouve que le 6 décembre est suivi du 8 décembre ferié également, ce qui provoque un pont, voire un aqueduc dans certains cas.

Je suis donc en congés pour un we prolongé, et la moindre des choses que je pouvais faire, c'était vous faire partager ma découverte quant au pourquoi de ce jour férié :

Le 6 décembre 1978, trois ans après la mort de Franco, la nouvelle Constitution est promulguée, marquant le début de la Transición Española qui transforma l'État autoritaire de 1975 en Monarchie parlementaire.

Cette année cela fait donc 30 ans exactement que la constitution espagnole a été promulguée.

jueves, 30 de octubre de 2008

Croque ton os

Je suis certainement entrée dans un continuum espace-temps parallèle, parce que nous voilà déjà à la veille de la Toussaint... alors qu'hier c'était la rentrée. Or wasn't it ?

Et c'est l'occasion pour moi de revenir sur l'une des spécificités de l'Espagne, qui partage avec la France le goût des bonnes choses...
enfin bonnes... chacun ses goûts!

Sans plus de blabla, puisque les jours raccourcissent, je vais aller, une fois n'est pas coutume, droit au but : les Espagnols célèbrent la Toussaint en... mangeant des os de saint!


Huesos de santo : une spécialité pour la fête des morts

Non, passés les Pyrénées, on est pas plus nécrophiles que dans l'hexagone...
On s'en serait douté, les huesos de santo sont une spécialité culinaire : il s'agit en fait d'une pâtisserie, ou plutôt d'une sucrerie. Faites de pâte d'amande, ces petites bouchées cylindriques blanchâtres sont façonnées en forme d'os de saints. Elles sont fourrées d'une crème très sucrée, ce sont des petits bombes énergétiques, parfaites pour aller rendre visite aux ancêtres dans les cimetières, sans craindre les frimas qui s'installent brutalement, en cette période de fête des morts...

Joyeux non ?

viernes, 11 de julio de 2008

Orgullo Gay

en bonne agoraphobe, je n'étais pas très motivée pour aller à cette massive manifestation samedi dernier... se plonger dans une foule avinée et plus si affinités au son de beats qui vous décollent les tympans n'a jamais été trop mon truc, encore moins maintenant que j'approche de mes 30 ans... et pourtant, j'avoue que l'ampleur de la fiesta m'a impressionnée!
J'ai suivi Luis et ses amis du quartier de Chueca, et la verdad, on a passé quelques heures à danser, boire et matter de tous les côtés, ce fut magnifique !
Musique, beaux mâles torses nus (même en sachant qu'ils ne seront jamais pour nous, les femmes, c'est toujours agréable de s'en mettre plein les mirettes...) chaleur et ambiance de folie, la gay pride à Madrid c'est un événement à vivre !
photo : Miguel Cuenca (avec mes remerciements)
voir également le site de Miguel Cuenca, photographe

viernes, 4 de julio de 2008

A la une ce matin à Madrid : el "Orgullo Gay"



Esta semana se celebra el orgullo guay (Gay Pride) en Madrid.

Mañana, sabado 5 de Julio culminan las celebraciones con la cabalgata del desfile y seguramente un montón de fiestas en Chueca (l'équivalent du Marais à Paris, le quartier gay)...

El lema de este año: "Por la visibilidad lésbica"... à bon entendeur!