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sábado, 8 de agosto de 2009

Madrid en août : concerts et fiestas de San Cayetano, San Lorenzo et Virgen de la Paloma

Madrid se vide petit à petit de ses habitants, remplacés par les touristes qui cuisent dans la fournaise de l'été madrilène comme des homards dans l'eau bouillante (sympa l'expression, non ? ben je vous assure que c'est l'impression que ça donne ;o).

Pourtant, Madrid n'est pas un désert envahi par des hordes de touristes... la ville vit, derrière les persiennes pendant la journée, et le soir sur les terrasses où les places sont toujours aussi chères. Et les nuits sont aussi chaudes que les journées !

Concerts gratuits des étés de la ville

Hier soir, nous étions au temple de Debod, temple égyptien reconstruit dans un des nombreux parcs de la ville, pour un des concerts gratuits du festival Veranos de la villa qui propose plusieurs dizaines de spectacles de toutes les disciplines, théâtre, flamenco, concerts... Pour nous ce fut un moment hors du temps, musique traditionnelle grecque devant un temple égyptien au soleil couchant, un moment magique.


La Paloma, San Lorenzo, les fêtes les plus castizas de l'année

Plus typiques et populaires, les fêtes de quartier de la Latina et de Lavapiès animent également les nuits madrilènes en août.
Autour du 7 et jusqu'au 15 août, les fêtes de la San Cayetano (7 août), à Lavapiés, et celles de San Lorenzo (10 août) et de La Paloma (15 août), dans le quartier de La Latina, font vibrer les quartiers populaires du centre madrilène de musiques et de couleurs.


Les verbenas de la Paloma en particulier sont réputées pour être les plus typiquement madrilènes (l'adjectif castizo désigne les habitants madrilènes de souche dans le langage populaire) : de Cascorro, d'où part le rastro, marché aux puces du dimanche, à la Latina, les bals, les danses traditionnels et les concerts s'enchaînent. Le spectacle n'est pas que sur scène : beaucoup de gens portent à cette occasion le costume traditionnel madrilène qu'on voit aussi à la san Isidro. Sur les pelouses ou dans la rue, on mange, on rit, on boit, entouré de chulapos y chulapas en costumes.

Des fêtes d'origine religieuse devenues multiculturelles
En Espagne, la religion catholique n'est jamais loin. Comme le nom l'indique, l'origine de ces fêtes est religieuse : historiquement les habitants des quartiers de La Latina et de Lavapiés rendaient hommage à leurs saints patrons, Saint Gaëtan, Saint Laurent, et à la Vierge de la Paloma en revêtant ces costumes du 19 ème siècle typiques de Madrid et en descendant dans les rues.

Encore aujourd'hui, des processions religieuses sont organisées dans la soirée, même si ces fiestas sont désormais à l'image des habitants de ces quartiers, cosmopolites et populaires, et la date, tout simplement une occasion supplémentaire de faire la fête.

Infos sur le programme culturel à Madrid : esmadrid.com
Quelques images des fêtes de quartier à Madrid sur FlickR
Crédits photos: Le temple de Debod de R.Duran et chulapos y chulapas de alicetiara

martes, 23 de junio de 2009

Gay Pride - Orgullo Gay à Madrid 2009

Le 4 juillet c'est le défilé de l'Orgullo Gay. A partir de 18h et jusque tard dans la nuit, la marche des fiertés gagne ses lettres de noblesse dans les rues de Madrid.


Je vous en parlais l'an dernier, l'Orgullo Gay c'est un événement incroyable, sans commune mesure avec les Gay Pride qu'on peut voir à Paris ou dans le reste de l'Europe. L'importante communauté homosexuelle de Madrid s'y rassemble, mais pas seulement : c'est un événement qui arrive même à réjouir une agoraphobe comme moi, tant l'ambiance de la fête gagne tout un chacun, homo, hétéro, bi, trans, ou que sais-je !

Imaginez : plus d'1 million de personnes dans les rues, la musique et les couleurs qui explosent de toutes parts ! Dans la chaleur madrilène, les corps et les fiertés s'exposent sans tabous. C'est à la fois un spectacle et une fête. Entre 17h et 22h, depuis le Parc du Retiro, jusqu'à la plaza de España, en passant bien sûr par la fontaine de Cibelles, toute l'avenue de la Gran Via est bloquée à la circulation et livrée aux chars et aux participants de cette immense fiesta.


Le défilé clôture une semaine de débats et de festivités autour d'un thème touchant à la non-discrimination des homosexuels. Le thème de cette année est la non-discrimination dans les écoles avec le slogan « Ecole sans Armoires », 2009 étant « l’Année de la Diversité Affective et Sexuelle dans l’Education », après la visibilité lesbienne en 2008.


Chueca se transforme
C'est dans le quartier de Chueca que se déroulent débats et festivités, du 27 juin au 5 juillet. Chueca qui ne dort pas beaucoup le reste de l'année se transforme pendant ces quelques jours dans un esprit festif et tolérant. C'est là aussi que la fête continue après le défilé, jusqu'au dimanche.


Seul véritable inconvénient et challenge pour les habitants du quartier : arriver à rentrer chez soi sans tremper ses pieds dans les rivières d'urine et de bière qui courent sur les pavés des ruelles !! Mais rassurez-vous, cela ne dure pas : juste derrière le dernier char, passe la brigade des éboueurs chargée de nettoyer les rues, et, dans leurs costumes verts et jaunes fluos qui ne dénotent pas dans la foule, ils sont d'une efficacité remarquable !

martes, 3 de marzo de 2009

BERLIN en Zamora

En Zamora, no solo se come.
En Zamora también se escucha buena música y se baila...

El sabado 28 de febrero, la sala Berlin, bar y sala de conciertos en Zamora celebro su quarto aniversario.

La sala Berlin fundada en 2005 por Boris, es una de las salas que cada uno quiere tener al lado de su casa. Su quarto aniversario justificaba una fiesta impresionante y para nosotros madrileños, un viaje de 3 horas.

Porque?
1. Por el concierto con entrada libre donde tocaba Havalina, un grupo madrileño en directo,
2. Por el DJ, la fiesta, el buen ambiente...
3. Por los regalos! Normalmente en un cumple, el "Geburtstagskind" (el que celebra su cumple) recibe regalos. En el Berlin no.


En el Berlin, fueron los que habían venido que se fueron a casa con un CD compilación impresionante que regalo la casa.


Porque nos gustaria tener la sala Berlin al lado de nuestra casa?
Porque la fiesta fue representativa de lo que es la sala Berlin...
Una sala que tiene un dueño... apasionado y generoso.
Por la música, claro. Una música de calidad, indie, pop, del mejor nivel...
pero no solo. Porque toda la gente se lo pasó bien...
Tapas y buena música... que mas puede esperar cuando uno sale ?

En fin, es uno de los sitios donde tratan bien a los clientes, donde uno no se siente cliente.

El amigo que nos llevo ahi, descubrió este sitio con el grupo que acompaña, nos dijo que para los grupos también es un experimento único. Boris es un verdadero fan de música, un personaje. Y trata bien a los musicos/grupos.

En 11870.com dice un miembro que "Suelen poner buen funk clásico y los conciertos suelen ser de blues del bueno, menos por mi banda, que somos la excepción de sus artistas habituales. Buenas copas, trato agradable y local bonito. Un lugar excepcional."

Por todo eso me gustaría tener una sala así cerca de donde vivimos!
Feliz aniversario y a por el 5 !

http://www.salaberlin.com/

martes, 27 de enero de 2009

Utopia, ma révélation : Leo Bassi

Alors évidemment je vais de nouveau passer pour une inculte aux yeux des plus branchés de mes lecteurs, en faisant part de ma dernière découverte et de mon dernier émerveillement...
Tant pis ! Je me lance : il y a quelques jours, je suis tombée sous le charme de Leo Bassi.


Là j'entends déjà les voix des blasés et autres intellos de gauche :
- hAn, l'aut', elle connaît pas Leo Bassi ! Elle sort d'où ?

Pire encore, si je me mets à dire que j'ai adoré Utopia à des Espagnols qui connaissent les spectacles précédents de ce clown anarcho-laïciste et empêcheur de penser droit :
-Como ? Le ha gustado esta obra superfloja... y eso que el Bassi ya no es el que era...

Pour les gens qui comme moi ne connaissent pas Leo Bassi, sachez qu'il est un artiste circassien (un clown pour faire plus clair) et fait partie de ce qu'on appelle "les artistes engagés" (donc de gauche). Bref, Leo Bassi est un clown politique qui présente ses critiques acerbes et drôles sur les scènes du monde entier. En France on l'a vu au Festival d'Aurillac notamment.

Un clown agitateur de pensées
Depuis des années, cet italien, fils, petit-fils, petit-petit fils d'artistes du cirque joue de l'humour pour passer un message, à moins que ce ne soit l'inverse et qu'il ne parle de politique et de concepts philosophiques pour déclencher l'hilarité ?

En tous cas, il titille, agace, appuie la où ça fait mal. Et toujours avec des grands gestes extravagants. Il dénonce les injustices et les incohérences du monde capitaliste, exècre les mous et les tièdes mais aussi l'hypocrisie de l'Eglise catholique. Il pousse la provocation à son paroxysme, allant jusqu'à manger des excréments à la télé ou à en balancer sur son auditoire.

Il dérange visiblement et allègrement.

Lancé en 2005, son spectacle La révélation va encore plus loin. Le spectacle traite alors entre autres des dérives des 3 religions monothéistes (christianisme, islamisme, judaïsme mais aussi sectes et autres églises évangélistes). Voir une page en français présentant le spectacle

Petit extrait : Nous vivons un énorme paradoxe. Jamais nous n'avons eu autant recours à la technologie, jamais la science n'est allée si loin mais pour autant cela faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas tourné vers la pensée obscurantiste des sectes (scientologie, etc.), des fondamentalismes et des différents ésotérismes avec tant de force.

Le ton passe mal auprès des Catholiques d'Espagne dont la frange extrémiste franquiste tente de faire taire le bouffon : il reçoit insultes et menaces de mort.

Le 1e mars 2006, une bombe artisanale est déposée avant la représentation de la révélation, dans la salle du théâtre de l'Alfil à Madrid. Les forces de police arrivent sur les lieux, le spectacle est annulé, mais Bassi improvise une déclaration à la presse, disant qu'il ne renoncera pas. D'autres représentations sont annulées à la même époque dans le reste du pays, en raison des protestations des autorités religieuses ou de menaces d'attentat.

Leo Bassi a peut-être été choqué autant qu'il a choqué, mais il n'en montre rien. Au contraire, même s'il a été forcé de prendre des gardes du corps, il continue de manier les mots et l'humour féroce.

Dans son dernier spectacle Utopia (page en espagnol), Bassi nous parle de la crise, de la chute du système libéralo-capitaliste mais aussi des valeurs humanistes, d'Aznar et d'homosexualité. Il endosse le costume du clown blanc pour critiquer le relativisme ambiant et jeter des ponts entre le cirque et la politique, entre la salle et la rue, la scène et la réalité.

Il paraît qu'il s'est calmé, assagi, que ses éclats n'ont plus rien à voir avec ceux du passé, qui ont provoqué l'ire des fascistes. Les critiques le voient "moins clown et plus métaphysique" (article de El Pais en espagnol).
Il ne balance plus d'excréments mais des confettis ! Il n'empêche, on passe du rire aux larmes, du désespoir à la révolte et à l'envie de changer le monde. Par la révolution, pas la violente, celle qui passe par chacun de nous, celle de l'humanité et du rire.

Leo Bassi revient au théâtre Alfil avec Utopia pendant tout le mois de février.

Pour les hispanophones, je vous conseille de jeter un œil au blog de Leo Bassi, qui retrace jour après jour les aventures de ce clown bouleversant et invite au débat sur l'actualité artistique, sociale et politique...

viernes, 8 de agosto de 2008

Encore le temps...

le temps qui passe et le temps qu'il fait...
nous voilà près d'un mois après le dernier post que j'ai écrit, un mois de silence et pourtant, ce ne sont pas les idées d'articles ni les événements à raconter qui ont manqué, au contraire...

Ce fut un mois de juillet plus que chargé et, avec un vrai temps de saison à Madrid, le cerveau fut atteint une léthargie chronique, renvoyant le non-indispensable à une hypothétique période de creux... la voilà arrivée!

pour ma défense, avouez que quand il fait encore 34º à 23h, il y a de quoi échauffer corps et esprits... la rue suffoque et la vie s'arrête presque totalement vers midi pour reprendre tard, dans l'après-midi.
Certains d'entre mes amis-famille Français venus passer quelques jours dans la chaleur madrilène comprendront mon silence.

Le plan d'attaque:
J'ai investi dans un éventail, arrêté de maugréer en voyant les installations d'air conditionné fonctionner à plein régime dans les magasins et les bureaux, et fermé les volets dans l'appartement de 10h du matin à 22h le soir...
Au temps pour l'amoureuse de la lumière et de la chaleur que je croyais être!

Mes oiseaux de passage, à l'intention des quels j'avais préparé des circuits touristico-gastronomiques ont passé bien plus de temps que prévu à profiter des bienfaits du sport national qu'est la siesta, qui devient obligatoire, ces temps-ci.

La survie à Madrid par 40º
Question: que font les madrilènes pour affronter ces températures? réponse: ils ne font pas. Ils quittent la ville...
Un ou deux bons plans et conseils tout de même pour les touristes qui décident d'affronter cette fournaise:
a) les musées sont climatisés...
b) les piscines sont aussi délaissées par les autochtones...
alors le mieux c'est :
- de se lever tôt pour se balader en ville et de garder pour le début d'après-midi le prado ou thyssen ou caixa forum, en alternance avec une tête dans une des piscines municipales découvertes,
- d'adopter la coutume locale de la siesta,
- d'oublier totalement l'idée saugrenue de se promener entre 13h et 21h...
- de profiter des soirées en terrasse (une des nombreuses de la calle Argumosa, par exemple, dans le quartier de Lavapiès, métro Lavapiès, près du Reina Sofia, en arrivant pas trop tard, vous arriverez à trouver une table et vous mêlerez en outre aux quelques indigènes qui n'ont pas pu fuir la chaleur...)
- et d'investir dans une ou plusieurs paires de boules quiès si vous dormez dans un hôtel-auberge du centre-ville: qui dit chaleur dit fenêtres ouvertes et si l'habitude de faire la fiesta est très agréable quand on se trouve au coeur de la fête en question, elle l'est beaucoup moins quand on essaie de trouver le sommeil... et Madrid vit la nuit ET le jour, en été... encore plus que d'habitude.

Avec ce programme, vous devriez être en mesure de profiter pleinement des multiples facettes de la ville et de ne pas trop souffrir des excès thermométriques ou alcoolémiques...

bel été encore à tous...

viernes, 11 de julio de 2008

Orgullo Gay

en bonne agoraphobe, je n'étais pas très motivée pour aller à cette massive manifestation samedi dernier... se plonger dans une foule avinée et plus si affinités au son de beats qui vous décollent les tympans n'a jamais été trop mon truc, encore moins maintenant que j'approche de mes 30 ans... et pourtant, j'avoue que l'ampleur de la fiesta m'a impressionnée!
J'ai suivi Luis et ses amis du quartier de Chueca, et la verdad, on a passé quelques heures à danser, boire et matter de tous les côtés, ce fut magnifique !
Musique, beaux mâles torses nus (même en sachant qu'ils ne seront jamais pour nous, les femmes, c'est toujours agréable de s'en mettre plein les mirettes...) chaleur et ambiance de folie, la gay pride à Madrid c'est un événement à vivre !
photo : Miguel Cuenca (avec mes remerciements)
voir également le site de Miguel Cuenca, photographe

sábado, 5 de julio de 2008

Musique française en Espagne - Musica francesa


Pour les Français en Espagne ou les Espagnol(e)s curieux de musique française, je vous conseille une petite visite de temps en temps sur le site du Bureau de la musique française en Espagne, qui recense l'actualité des artistes français dans le pays, tournées, sorties de disques, etc.

Le Bureau Export de la musique française a par exemple soutenu la tournée des groupes Girls in Hawaï (de Belgique mais signés en France) et des excellentissimes franco-américains Moriarty... Deux groupes que nous sommes allés en voir en concert à Madrid, au Moby Dick Club*, le 7 juin. Mon conseil? Ecoutez Moriarty, un groupe de folk comme il en existe pas mal ces derniers temps mais qui sort du lot grâce à la voix exceptionnelle de la chanteuse, un brin surannée et qui vous transporte... La preuve? Luis aime, lui qui est souvent allergique à la musique venue de nos contrées!

Moby Dick Club : avenida de Brasil
métro SANTIAGO BERNABEU

Tapa del dia - la tapa du jour



Aujourd'hui c'est samedi.
C'est peut-être anecdotique pour vous, mais le fait que je sache qu'on est samedi n'a rien d'anodin: c'est mon premier vrai week-end depuis que je vis à Madrid, puisque c'est la première semaine où j'ai travaillé du lundi au vendredi!

Sur la nature de ce travail je reviendrai plus tard, pour l'instant, l'objet de cet article, c'est les tapas... quel est le rapport avec le samedi? et bien ici, comme il fait beau et que les Espagnols aiment sortir, boire et manger, le week-end rime avec tapas... il y a même une expression consacrée pour cette activité : IR DE TAPAS, soit aller boire et manger des tapas... on se rejoint dans un bar, on boit un verre avec une tapa, puis on va dans un autre bar, où on reprend un verre avec une autre tapa, puis rebelotte, jusqu'à épuisement

Et la photo du jour parle d'elle même je pense... il s'agit en réalité d'un Pintxo, puisque le bar où on trouve ce "mini-hamburger" (avec frites!!) est un bar basque, le TXACOLINA, qui se trouve dans la Cava Baja, une des rues de la Latina où les bars abondent et où les Madrilènes passent quasiment tous leurs samedis midis (en terrasse en ce moment), samedis soirs après la siesta et dimanche midis après une ballade au Rastro (le marché aux puces).

Cava baja, il y a l'embarras du choix. Nous, on aime le Txacolina pour sa vitrine de tapas, pardon de Pintxos. Une offre aussi impressionnante et riche qu'au pays Basque... pour ceux qui l'ignorent, les Basques ont élevé la tradition des tapas au rang d'art. Ils font des concours du plus beau, du meilleur... seul inconvénient, les Pintxos ne sont jamais gratuits... mais parfois, payer deux ou trois euros peut vraiment valoir le coup.

Txacolina, Pintxoteca madrileña,
26, rue Cava Baja, métro La Latina.

sábado, 28 de junio de 2008

Tapas!!! what else?


Tous les touristes le savent, en Espagne, on mange des Tapas.
Je ne vais pas vous refaire l'histoire, mais pour faire vite, la tapa au départ, c'est une tranche de pain avec une tranche de chorizo, ou une portion de fruits de mer, bref un petit quelque chose à manger qui accompagne les boissons.

un petit peu d'histoire quand même...
Initialement, la tapa a été pensée comme un couvercle "tapa" en espagnol, pour couvrir le verre et éviter que les insectes ne rentrent dedans. D'autres racontent que ce sont les bourgeois du siècle dernier qui l'ont créée. Lorsque leurs maîtres étaient de sortie, les cochers se retrouvaient aux cuisines et buvaient pour faire passer le temps. Lassés de retrouver leur cocher ivre mort à la sortie du spectacle ou des dîners en ville, les riches Espagnols prirent l'habitude de demander aux taverniers d'accompagner les verres de leurs serviteurs d'un apéritif.

Qu'on les appelle Tapas, Pinchos (pintxos au Pays Basque), ou Banderillas, on les retrouve dans toutes les provinces et leur genre varie bien entendu en fonction des terroirs : beaucoup de poissons et de fruits de mer sur les côtes, plus de viande à l'intérieur de la péninsule.

Une tradition qui se perd
Pendant longtemps donc, tous les bars d'Espagne offraient une tapa pour chaque verre commandé. Aujourd'hui cette tradition géniale se perd, les bars les remplaçant par de simples olives ou chips... moins chères et qui donnent soif! Encore plus courant dans la capitale, les bars à touristes les font payer ou les remplacent par des raciones (même plat mais servi plus abondamment).

Sauf pour quelques irréductibles....
Cependant nous avons repéré quelques coins sympas à Madrid où les tapas ressemblent encore à des tapas... et elles sont toujours gratuites. J'en veux pour preuve la photo ci-dessus d'une des multiples et délicieuses tapas offertes par la taverna Almería, un autre de mes endroits préférés, un peu à l'écart de la foule de la Latina, (calle de las aguas).

Pour le vocabulaire de survie dans un bar espagnol et la commande de tapas, écoutez le podcast de notesinspanish.org !

miércoles, 11 de junio de 2008

Mes endroits préférés à Madrid


"Mes endroits préférés à Madrid",
sera la rubrique "routard" de ce blog...
elle a pour objet de parler des lieux de Madrid où j'aime flâner, manger, sortir... les bons plans de pâquerette, les lieux testés et approuvés, en bref, les lieux où j'aimerais emmener mes amis...
cette idée n'est certes pas très originale mais elle me plaît tout de même, et entre autres parce que j'ai moi même découvert certains de ces endroits grâce à un site internet, celui-ci anglophone "notesfrommadrid.com" (à qui je fais une spéciale dédicace ici).
Je ne ferai pas le lonely planet à moi toute seule mais j'ai tout de même certaines bonnes adresses à partager!

pour inaugurer "mes endroits préférés": la Casa Encendida!
et plus précisément :

LA TERRASSE DE LA CASA ENCENDIDA

l'endroit rêvé pour prendre le soleil en ce printemps très peu chaleureux.

De belle dimension, le toit de la Casa encendida a été aménagé en terrasse, sorte de jardin artistico-didactique. Pensée pour les citadins, cette terrasse ouverte au public mélange art contemporain et verdure et nous invite à regarder de plus près la faune et la flore urbaines...
Les herbes aromatiques parfument l'air, l'eau, qui coule en circuit fermé pour les alimenter couvre quelque peu le bruit des voitures au-dessous, on s'assoit sur les pneus repensés en siège très art contemporain, on ferme les yeux et on est bien.

Un environnement urbain et naturel

Aux côtés de fleurs de saison, quelques panneaux dissèquent la faune que l'on pourrait croiser dans la ville et nous parlent des animaux sauvages qui partagent notre quotidien à Madrid, depuis les moustiques jusqu'aux hirondelles mais aussi d'autres espèces plus inattendues.

Le visiteur est également guidé dans son exploration urbaine au-delà de la terrasse : la casa s'inscrit bien dans l'environnement urbain et l'assume totalement. D'autres panneaux donnent ainsi le nom des quartiers alentours, montagnes lointaines ou immeubles d'en face, sans oublier les barres de HLM à mi-chemin.

Un dépaysement en plein centre ville

Le centre culturel est un peu à l'écart des circuits touristiques traditionnels, l'endroit n'est donc pas pris d'assaut. En ce mois de juin frisquet, on y croise des lycéens en révisions ou des mamies venues lire et on déguste un instant, suspendu entre ciel et terre, la possibilité d'oublier un peu le bruit de la ville qui nous entoure.

A ne pas manquer lors d'une visite de quelques jours à Madrid, pour la vue, pour le soleil et même en tant que touriste, si vous en avez assez d'une visite-cliché, des toros de carton pâte et d'une ville-carte postale.

Adresse du centre culturel Casa encendida
Ronda Valencia, 2 - 28012 Madrid (situé au centre, près d'Atocha et du musée Reina Sofia au sud du quartier de Lavapiès)
Visiter le site de la casa encendida

viernes, 6 de junio de 2008

la troba met le (kung) fu!

Hier au soir, troisième concert depuis mon installation à Madrid, premier gros coup de cœur à la fois pour la salle, taboo, et pour le groupe, venu de Barcelone : la Troba Kung-Fú.

Le quartier des merveilles
Nous arrivons vers 22.00 dans le quartier de Malasaña, (aussi appelé le barrio de las maravillas, le quartier des merveilles... ) un des quartiers du centre de Madrid, aux rues étroites et emmêlées, le berceau de la movida des années 80, et où la movida se rejoue tous les soirs, dans les bars et surtout devant les bars, où s'interpellent des groupes de jeunes éméchés...
Devant la salle taboo, à 22.30, heure présumée du concert, une file d'attente de plus de 100 personnes...

Le trottoir devant la salle fait 50 centimètres de large, la file de gens serpente entre les poubelles sur 50 mètres. Régulièrement, les klaxons des taxis ramènent les grappes de jeunes étalées devant leur pare choc, sur la petite bande de trottoir... Les effluves nous passent sous le nez, les Pakistanais passent pour vendre des roses, les Chinois des canettes (la vente d'alcool est interdite après 22h et sa consommation dans la rue autant que celle de drogues... mais ca ne dérange visiblement personne) et il règne un joyeux foutoir pendant l'heure d'attente que nous passons dans la rue Vicente Ferrer!!! Au moment où nous allions nous décourager, vers 23h30, en nous disant que le concert devait déjà avoir commencé depuis longtemps, nous sommes enfin au pied d'un videur de 2m sur 2, façon mafia russe, qui rigole pas... total contraste avec la salle dans laquelle nous pénétrons deux minutes plus tard et mon premier coup de coeur...

La salle taboo : un superbe décor très hippie-kitsch
des tentures au plafond que séparent des boules à facettes et des abats-jour japonais suspendus au-dessus du public, le tout dans des couleurs chatoyantes qui donnent à la salle chaleur et personnalité. la salle elle-même est de dimensions idéales : une petite salle bien faite, disposée en gradins autour de la scène (un peu comme à la maroquinerie pour ceux qui connaissent mais en moins grand et donc en plus intime), ce qui permet à la fois d'avoir une très bonne ambiance et un confort de vue appréciable pour les 300 personnes venues profiter du concert. Je suis certes un peu plus grande que les espagnol-E-s mais ca n'empêche, dans les salles de concert, je suis souvent compressée contre l'épaule de mon voisin de devant, mon champ de vision se réduisant aux motifs de son t-shirt de fan, quand, par chance, ce ne sont pas ceux dessinés par ses problèmes de cuir chevelu sensible...

Une claque mémorable !
Connaissant la Troba Kung-Fu et Dusminguet, l'ancien groupe de Joan Garriga, le chanteur, je m'attendais à passer un bon moment, mais pas à une telle claque !
Une énergie et une bonne humeur extraordinaire se sont emparées de toute la salle dès la première note! Le sourire et les chansons aux lèvres, 300 personnes en transe se bougent frénétiquement sur les rythmes dub... l'accordéon de Joan met le feu, le jeu de lumières psychédélique s'accorde au lieu et nous emmène dans un univers de fête, sur des rivages où résonnent la cumbia et la rumba, où la langue catalane se mêle au castillan sans conflit ni complexe...
rien à redire (à part le son parfois un peu compact) : La troba kung-fú ne manque pas de chaleur et elle en a donné beaucoup hier soir à Madrid!

un groupe, des idées et une démarche...
La troba ne manque pas d'idées non plus, puisque le groupe offre sur son site l'intégralité de l'album en téléchargement légal et gratuit... les titres du CD mais aussi des textes, le livret, un vrai "ouvrage d'art", et des remixes : une démarche de promotion osée, à contre courant, significative de leur engagement et de leur envie de partager! Un grand merci à eux.
www.latrobakungfu.net