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viernes, 9 de octubre de 2009

Puente del pilar, le pont du pilier et les piliers des ponts

Diantre mais cela fait bientôt 3 semaines que je n'ai pas écrit!!

Bon il faut dire que je n'ai pas chômé ces derniers temps : je suis allée à Vichy pour le boulot (et ben ouais à Vichy y a pas que des gens qui font trempette ou boivent de l'eau à bulles) en passant par la Lorraine avec mes sabots par Lyon, et en revenant par Paris, histoire de revoir ma Normandie mes amis !

Et voilà, je suis claquée mais vous inquiétez pas pour moi (en dépit de mes blagounettes qui en disent long sur mon état de fatigue) : je profite une nouvelle fois des bonheurs du calendrier laboral espagnol et d'un nouveau pont-que-personne-sait-pourquoi-c'est-férié... aussi connu comme "arrête de poser des questions idiotes, et prends la voiture : on va se faire un week-end à la campagne".


Du coup en ce week-end de Puente del Pilar, la DGT (Dirección General de Tráfico) prévoit 4,8 millions de déplacements ! Ce qui signifie un bon paquet de bouchons aux entrées et sorties de Madrid et des grands centres urbains...
Et ben si c'est comme ça, moi je reste chez moi et je profite de la douceur angevine madrilène pour 3 jours !

Pour ceux qui auraient pas compris, le puente del pilar c'est le pont du pilier.

Voilà, ça méritait bien un jour férié les piliers... au moins autant que la fête des pères !

- Nan en vrai me dit mon spécialiste es-Espagne, c'est férié parce que le 12 octobre c'est leur 14 juillet : el dia de l'hispanidad, le jour de l'hispanité, la fête nationale.

- Et ça s'appelle "pont du pilier" parce que ça coïncide avec le jour de la patronne de la région d'Aragón : la vierge du pilier, virgen del pilar, célébré à grand renfort de processions à Saragosse, la capitale de cette communauté autonome du nord-est de l'Espagne. Où on retrouve, une fois de plus l'influence catholique dans le langage et la vie courante des Espagnols...

Bon je vous laisse, vais profiter de mon looooooong week-end de 3 jours. Ah et ralez pas hein... je vous rappelle qu'on bosse 40 heures par semaine, qu'on a seulement 4 semaines de congés payés et qu'ici les RTT on sait pas ce que c'est !

miércoles, 8 de abril de 2009

La semaine sainte en Espagne

Alors même les plus nuls en classe, même les non-hispanophones ont déjà entendu parler au moins une fois des fêtes de Pâques en Espagne...

Mais si, allez creusez vos méninges :
La semana santa, vous savez ? Les processions, les églises qui font trimballer des statues dans la ville à dos d'homme, les défilés de pénitents, les uns pieds nus, les autres en train de se flageller mais tous avec une cagoule à pointe (j'ai pas dit un casque !)...


Cette sainte semaine est certainement la plus belle démonstration de ce que peut être l'Espagne traditionnelle, avec son catholicisme doloriste revendiqué : ce qui importe et on se fait 2 jours de deuil, pardon 2 jours feriés au passage, c'est la mort du Christ, c'est sa crucifixion et la douleur que cette perte et ce péché supposent.

Dieu est mort, vive Dieu ! Oula, là je m'emballe... vla que je deviendrais nietzschienne à force de vivre dans le pays de la Sainte Inquisition (ok la nuit de la saint Barthélémy fut pas franchement une partie de rigolade pour les protestants sous nos latitudes, mais là n'est pas le sujet) et où encore en 2009 les cathos s'affichent sans vergogne.

Bref. ça m'avait jamais choquée mais c'est vrai qu'à Pâques, les catholiques gaulois célèbrent la résurrection. Le jeudi avant Pâques, le jour de la dernière cène est fêté vite fait, le vendredi on fait la gueule (on ne dit pas de messe, et y a qu'en Alsace que c'est ferié, héhé) et puis on fait la teuf parce qu'alleluïa Christ est résucité. Il nous faut le lundi pour nous remettre de la victoire de la vie sur la mort.

Une semaine de passion
Bon ben ici, non. Selon les villes, les célébrations commencent dès le dimanche des Rameaux, voire le vendredi d'avant (appelé Viernes de Dolores) et durent jusqu'au Samedi et dimanche de Pâques (d'où le concept de semana santa : une fois de plus les Espagnols font plus fort que nous !), mais c'est dans toute l'Espagne au plus tard le jeudi et le vendredi qu'on célèbre la passion et la mort du Christ, qu'on se met à genou et qu'on se flagelle pour expier le crime, pour montrer sa douleur.


Cofradias, Hermandades y pasos
Les confréries, groupes de fidèles laïcs, (cofradias), se mettent en 4 pour porter le christ, ses saints et le poids du monde sur leurs épaules. Ils portent en procession les pasos, ces autels richement décorés, dressés autour de groupes monumentaux qui représentent Jésus ou Marie sous toutes leurs formes : Cristo Rey, Cristo del Gran poder, Cristo el pobre, Virgen ceci ou Virgen cela.

Ces gens ne sont pas des membres du Kukluxclan mais des membres d'une cofradia.
Ces nazarenos portent la cagoule (le capirote), ici
à Séville.

Séville est très connue pour sa semaine sainte, mais toutes l'Espagne catholique participe et beaucoup se vantent d'avoir les plus belles ou les plus impressionnantes processions, citons notamment Valladolid, Zamora ou Palencia, sans oublier bien sûr Madrid.

Les pasos rivalisent de dorures et de moulures, de tissus chamoirés et de lumières (autant pour le voeu de piété...) Un étalage impressionnants de vierges aux habits de velours, portant couronnes et bijoux et aux yeux dégoulinants de larmes...

Les femmes aussi peuvent être membres de hermandades (nom donné aux confréries de femmes)
et porter les pasos.

Décrit comme ça et avec ces images, ça fait légèrement flipper mais bon en vrai, il faut quand même dire, (je prends le risque d'être excommuniée par amour de la vérité, quelle téméraire je suis!) qu'en 2009, le caractère pieux de l'événement prend le pas sur la carte postale et l'opportunité mercantile.

Crucifixion et tourisme font bon ménage
Il me semble que la tradition se perd (y a plus de saison ma brave dame), et que les processions ressemblent plus à des attractions supplémentaires pour les touristes, qu'à des démonstrations de foi. Dans les rangs du public venu admirer les processions, les gens ont plus le guide touristique que le chapelet à la main.

Cette impression me paraît confirmée par une pancarte vue récemment à Madrid, à l'entrée d'une église, qui appelait les volontaires à venir porter les pasos, quand, il fut un temps, cet honneur n'était réservé qu'aux plus fidèles d'entre les fidèles.



Acte de foi ou spectacle, dans tous les cas, la semana santa vaut le coup d'être vécue, au moins une fois, pour se faire sa propre opinion !

sábado, 31 de enero de 2009

Pas d'objection à la citoyenneté

Le Tribunal Suprême a tranché le 28 janvier : les Espagnols ne pourront pas objecter à l'éducation à la citoyenneté.



"L'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme" est enseignée aux élèves des dernières années du primaire et durant tout le secondaire (de 12 à 16 ans). Mis en place en 2006, à la suite d'une directive européenne de 2002, ce cours vise à transmettre des valeurs démocratiques et constitutionnelles.

Un cours controversé
Certains parents choqués que l'école puisse prendre en charge une certaine transmission de valeurs morales ont refusé que leurs enfants assistent à ces cours, invoquant l'objection de conscience, au motif que cette matière constitue un endoctrinement de leur progéniture, contraire à leurs croyances.

Le Partido Popular s'est battu aux côtés des associations de parents en question(catholiques pour la plupart), depuis la mise en place de cette matière à l'école, pour la rendre optionnelle ou la vider d'une partie de son contenu. Le parti d'opposition considère que cette matière viole la liberté d'opinion et de religion des parents : transmettre des valeurs aux enfants relève de la sphère familiale, disent les représentants du PP, et l'enseignement délivré par l'école pourrait aller à l'encontre des valeurs éthiques, morales ou religieuses des parents.

Des associations conservatrices ont appelé aux boycott affirmant que l'enseignement de cette matière était une attaque contre les fondements de la civilisation chrétienne.

Pourquoi tant de haine ?
Pendant ces cours, les élèves entendent parler de démocratie, de droits de l'homme, mais aussi de sexualité, d'amour et de la famille.

Depuis 3 ans l'éducation à la citoyenneté était une pomme de discorde entre la droite et la gauche, un combat emblématique, un peu comme en France les débats entre les défenseurs de l'école publique et de l'école privée.

Je passe sur les débats enflammés, les tentatives d'aménagement, les petits arrangements entre amis avec cours en anglais de "citizenship" aux élèves d'Alicante, les couacs entre tribunaux (en Asturies, on déboutait des parents catholiques, en Andalousie, une autre famille se voyait reconnaître son droit d'objection de conscience). Je ne rentrerai pas non plus dans les détails des positions ubuesques selon que les communautés autonomes étaient dirigées par la droite ou la gauche (l'Espagne est divisée en communautés autonomes qui sont notamment en charge de l'éducation primaire et secondaire).
A présent les choses sont claires.

Dénouement
Le Tribunal Suprême a donc confirmé que ce cours est conforme à la constitution, qu'il est bien obligatoire et que les parents ne pouvaient pas faire usage de leur droit d'objecter pour refuser que leurs enfants y assistent.

Les élèves espagnols ne pourront donc plus sécher impunément et passeront l'examen comme pour n'importe quelle autre matière.

Plus d'informations (en espagnol) : article d'El Pais.
Crédits photo : Gorka Lejarcegi

martes, 27 de enero de 2009

Utopia, ma révélation : Leo Bassi

Alors évidemment je vais de nouveau passer pour une inculte aux yeux des plus branchés de mes lecteurs, en faisant part de ma dernière découverte et de mon dernier émerveillement...
Tant pis ! Je me lance : il y a quelques jours, je suis tombée sous le charme de Leo Bassi.


Là j'entends déjà les voix des blasés et autres intellos de gauche :
- hAn, l'aut', elle connaît pas Leo Bassi ! Elle sort d'où ?

Pire encore, si je me mets à dire que j'ai adoré Utopia à des Espagnols qui connaissent les spectacles précédents de ce clown anarcho-laïciste et empêcheur de penser droit :
-Como ? Le ha gustado esta obra superfloja... y eso que el Bassi ya no es el que era...

Pour les gens qui comme moi ne connaissent pas Leo Bassi, sachez qu'il est un artiste circassien (un clown pour faire plus clair) et fait partie de ce qu'on appelle "les artistes engagés" (donc de gauche). Bref, Leo Bassi est un clown politique qui présente ses critiques acerbes et drôles sur les scènes du monde entier. En France on l'a vu au Festival d'Aurillac notamment.

Un clown agitateur de pensées
Depuis des années, cet italien, fils, petit-fils, petit-petit fils d'artistes du cirque joue de l'humour pour passer un message, à moins que ce ne soit l'inverse et qu'il ne parle de politique et de concepts philosophiques pour déclencher l'hilarité ?

En tous cas, il titille, agace, appuie la où ça fait mal. Et toujours avec des grands gestes extravagants. Il dénonce les injustices et les incohérences du monde capitaliste, exècre les mous et les tièdes mais aussi l'hypocrisie de l'Eglise catholique. Il pousse la provocation à son paroxysme, allant jusqu'à manger des excréments à la télé ou à en balancer sur son auditoire.

Il dérange visiblement et allègrement.

Lancé en 2005, son spectacle La révélation va encore plus loin. Le spectacle traite alors entre autres des dérives des 3 religions monothéistes (christianisme, islamisme, judaïsme mais aussi sectes et autres églises évangélistes). Voir une page en français présentant le spectacle

Petit extrait : Nous vivons un énorme paradoxe. Jamais nous n'avons eu autant recours à la technologie, jamais la science n'est allée si loin mais pour autant cela faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas tourné vers la pensée obscurantiste des sectes (scientologie, etc.), des fondamentalismes et des différents ésotérismes avec tant de force.

Le ton passe mal auprès des Catholiques d'Espagne dont la frange extrémiste franquiste tente de faire taire le bouffon : il reçoit insultes et menaces de mort.

Le 1e mars 2006, une bombe artisanale est déposée avant la représentation de la révélation, dans la salle du théâtre de l'Alfil à Madrid. Les forces de police arrivent sur les lieux, le spectacle est annulé, mais Bassi improvise une déclaration à la presse, disant qu'il ne renoncera pas. D'autres représentations sont annulées à la même époque dans le reste du pays, en raison des protestations des autorités religieuses ou de menaces d'attentat.

Leo Bassi a peut-être été choqué autant qu'il a choqué, mais il n'en montre rien. Au contraire, même s'il a été forcé de prendre des gardes du corps, il continue de manier les mots et l'humour féroce.

Dans son dernier spectacle Utopia (page en espagnol), Bassi nous parle de la crise, de la chute du système libéralo-capitaliste mais aussi des valeurs humanistes, d'Aznar et d'homosexualité. Il endosse le costume du clown blanc pour critiquer le relativisme ambiant et jeter des ponts entre le cirque et la politique, entre la salle et la rue, la scène et la réalité.

Il paraît qu'il s'est calmé, assagi, que ses éclats n'ont plus rien à voir avec ceux du passé, qui ont provoqué l'ire des fascistes. Les critiques le voient "moins clown et plus métaphysique" (article de El Pais en espagnol).
Il ne balance plus d'excréments mais des confettis ! Il n'empêche, on passe du rire aux larmes, du désespoir à la révolte et à l'envie de changer le monde. Par la révolution, pas la violente, celle qui passe par chacun de nous, celle de l'humanité et du rire.

Leo Bassi revient au théâtre Alfil avec Utopia pendant tout le mois de février.

Pour les hispanophones, je vous conseille de jeter un œil au blog de Leo Bassi, qui retrace jour après jour les aventures de ce clown bouleversant et invite au débat sur l'actualité artistique, sociale et politique...

lunes, 19 de enero de 2009

Bus athées contre bus religieux en Espagne

Dieu n'existe probablement pas. Arrête de t'inquiéter et profite de la vie !

Il y a une dizaine de jours, ces messages athées aux couleurs acidulées ont fleuri sur deux lignes de bus du centre ville de Barcelone.

Après la Grande-Bretagne et avant l'Italie, la campagne d'affichage montée par une association athée, l'Union des athées et agnostiques rationalistes, déclenche les controverses dans une société espagnole où modernité ne rime pas avec laïcité.

Réponse des évangélistes : SI ! Dieu existe !

La réponse ne s'est pas fait attendre : l'archevêché de Barcelone a déclaré dans un communiqué de presse que pour les catholiques, "la foi en Jésus n'était pas un obstacle à pour profiter honnêtement de la vie".

Plus agressif, le responsable d'une association catalane de promotion des valeurs familiales a dénoncé une campagne basée selon lui sur la haine de la religion.

L'Observatorio Antidifamación Religiosa (l'observatoire anti-diffamation religieuse) a qualifié cette campagne d'illégale (info en espagnol : 20minutos.es)

Ne voulant pas rester les bras croisés, avant même l'arrivée prévue pour la fin du mois de ces publicités sur les bus de Madrid, une église évangéliste a réagi et acheté des espaces publicitaires pour placer ses propres messages sur deux lignes de transport publique madrilène (voir ci-contre) affirmant Si, Dieu existe : profite de la vie en Jésus.



Je ne peux pas m'empêcher d'être surprise par cette bataille de bus. Ma première réaction face à la campagne athée serait de sourire... Je ne suis pas croyante, j'y vois surtout un message d'optimisme et une campagne contre le défaitisme ambiant. Pourtant, quand j'y pense, je me demande si je ne me sentirais pas atteinte dans mes convictions si j'étais croyante...

La surenchère des évangélistes me paraît logique en ce sens. Ce qui me laisse le plus perplexe, passé le sourire, ce sont les motivations des athées.

Au-delà de la provocation, quel besoin ont des athées en 2009 de proclamer leur absence de foi de cette manière ? Si c'est pour faire réagir et parler d'eux, le but est atteint.

Mais on peut lire dans les médias que la campagne a été lancée en Grande-Bretagne, en réaction aux messages apocalyptiques promettant l'enfer à toutes les brebis égarées, si elles ne retrouvaient pas le droit chemin rapidement (et ne versaient pas 1000€ pour ce faire à l'église, j'imagine).

Si j'aime leur invitation à plus de légèreté et la touche d'humour, je m'interroge... les athées se sentent-ils donc menacés pour avoir besoin de réagir ainsi et de proclamer publiquement leur croyance (en l'occurrence en l'absence de dieu), en ayant recours, au passage, aux méthodes qu'ils dénoncent ?

Pour une Française habituée à la séparation de l'Église et de l'État, un de pilier de la société française, n'en déplaise à notre Président, les proportions que prend cette nouvelle croisade est pour le moins surprenante sinon surréaliste. Pour moi, l'hypothèse de l'existence du divin relève de la sphère personnelle, un point c'est tout.

Croire ou ne pas croire, c'est mon problème.
En France. Pas en Espagne.


Replaçons les bus dans le contexte du pays : la religion a longtemps structuré et structure encore la société espagnole. Le temps où la dictature s'appuyait sur l'Eglise et inversement n'est pas si loin et même si la monarchie parlementaire actuelle a rompu avec l'héritage du franquisme, l'institution religieuse occupe toujours une place importante dans la politique du pays.

Il faut savoir que l'immense majorité des Espagnols est baptisée et entre 76% et 85% d'entre eux se déclarent catholiques, pratiquants ou non. ll fut un temps où l'apostasie (ou renonciation publique à sa religion, mot que j'ai découvert ici au passage et je m'en vante pas), en plus d'être considérée comme un péché mortel, était tout bonnement impossible.

Certes, le souvenir cette époque s’efface : près de 50 % des 15-24 ans se déclarent non-croyants contre 22 % en 1994.

Pourtant, au moment des élections de mars 2008, j'ai été particulièrement choquée par les références que faisait le parti populaire (Partido Popular, de droite) à la religion et encore plus par la prise de position de l'église catholique. Les évêques espagnols ont appelé publiquement à voter contre Zapatero et le gouvernement socialiste sortant, au motif que celui-ci avait négocié avec les terroristes de l'E.T.A.

Le plus surprenant pour moi est que les uns sont d'accord, les autres non, certains s'en moquent mais personne n'est surpris...

Dans ce contexte, notamment parce qu'ils représentent la plus grande minorité religieuse du pays (selon les propos d'Albert Riba, président catalan de l’Union des athées et libres-penseurs) les athées ont tout intérêt à se faire entendre en Espagne !

Plus d'infos : LeMonde.fr ; ibere espace
actualisation : sur lepetitjournal madrid aussi on en parle : le bus qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas.