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lunes, 6 de septiembre de 2010

La nouvelle France selon Forges


Forges es un dessinateur humoristique, qui publie tous les jours ses vignettes dans El país, le principal quotidien espagnol.

Ce matin, dans El país, son dessin "La nouvelle France?" résume bien l'image que la patrie des droits de l'homme est en train de se forger à l'étranger...

viernes, 14 de agosto de 2009

Destination ailleurs... interlude radiophonique pour les vacances

Les volets sont baissés, de nos bars à tapas préférés.
Cerrado por vacaciones
, fermé pour congés.

Et moi aussi, je ferme...
Destination Madère : l'île portugaise bordée de falaises dans l'Atlantique. Une île aux rivages si escarpés que pendant longtemps, seuls les commandants de la Tap, la compagnie portugaise, étaient habilités et formés pour y atterrir.


Nous partons une semaine dans ce bout de terre volcanique au milieu de l'océan pour déconnecter, puis quelques jours dans les Asturies, en chambre d'hôtes, (what else ?! :)

Ma chronique madrilène sur RTL
Mais je ne ferme pas tout à fait : pour ceux qui ne sont pas (plus) en vacances, pendant mon absence, je comble le silence !

Le lundi 17 août,
je serai sur RTL, dans l'émission Destination Ailleurs, entre 14h et 15h.
J'ai participé à l'émission enregistrée sur Madrid et raconté quelques bribes de mon expatriation dans la capitale espagnole. Si vous êtes en France à ce moment et vous trouvez près d'un poste de radio...
Sinon, le podcast fera l'affaire !

Une belle fin d'été à tous !
A bientôt !

Crédits photo : Cliffs of Madeira, Kat, Licence Creative Commons

jueves, 19 de marzo de 2009

Les bons côtés d'un travail en Espagne : les jours fériés

Aujourd'hui journée relax, avec une longue sieste au soleil (25°) dans le Parc du Retiro !

Parc du Retiro - Madrid

Non ce n'était pas la grève générale comme en France, malgré les bientôt 16% de chômage que l'Espagne compte.

Non, aujourd'hui, c'était férié. Travailler en Espagne n'a pas que des inconvénients !
J'en ai déjà parlé, le 6 décembre dernier : certes, il y a moins de vacances qu'en France, on travaille 40 heures et la RTT est un concept inconnu, mais... le bon côté de travailler dans un pays où la religion a eu et a toujours une grande importance est qu'il y a plus de jours fériés !

Et aujourd'hui, c'était... la fête des pères ! eh oui nos papas méritent bien un jour férié :)

Mais ce n'est pas tout ! Les "travailleurs" espagnols ont 14 jours fériés dans l'année !
Mes collègues espagnols trouvent que 2009 est une mauvaise année, car quelques uns de ces jours tombent un samedi. S'ils étaient tombés un dimanche, ils auraient été "rattrapés"... mais un samedi non.

Je ne vais pas me plaindre, jugez vous mêmes de mon calendrier (pour Madrid)
  • 1e janvier : jour de l'an
  • 6 janvier : Reyes (Epiphanie, voir mon post sur le sujet).
  • 19 mars : Día del padre, San José - Saint Joseph, Fête des pères
  • 9 avril : jueves santo - jeudi saint, jour de la Sainte Cène
  • 10 avril : viernes santo - vendredi saint : on célèbre la Passion du Christ
  • 1 e mai : Fiesta del Trabajo - fête du travail
  • 2 mai : Fiesta de la Comunidad de Madrid - fête de l'indépendance qui commémore la révolte des Madrilènes contre les armées de Napoléon, le 2 mai 1808.
  • 15 mai : San Isidro - Saint Isidro, saint patron de Madrid
  • 11 juin : Corpus Christi
  • 15 août : Asunción de la Virgen - Assomption
  • 12 octobre : Día de la Hispanidad, fête nationale (avec défilé des forces armées)
  • 9 novembre : Día de la Almudena - la Sainte mère de la Almudena est la cathédrale de Madrid
  • 8 décembre : Inmaculada Concepción - Immaculée conception
  • 25 décembre : Día de Navidad - Noël
Aux 12 jours fériés nationaux s'ajoutent 2 jours fériés locaux, dont chaque commune peut disposer en fonction de ses propres traditions et fiestas.
A Madrid (mais pas dans les communes avoisinantes !), c'est le 15 mai San Isidro et le 9 novembre : La Almudena

Dans plusieurs régions d'Espagne et à Madrid certaines années en fonction du calendrier, le jour de la constitution
est férié. C'est le 6 décembre mais comme ça tombe un dimanche cette année, c'est le lundi 7 décembre 2009 qui sera chômé dans les régions concernées.
En Catalogne, le jeudi saint n'est pas férié mais ils ont le lundi de Pâques, comme en France.

Voilà... on le sait pas forcément avant de choisir de travailler en Espagne, mais avec le soleil, c'est vrai que ça fait partie des surprises agréables qui améliorent le quotidien d'une "expatriée" !

jueves, 12 de marzo de 2009

ILLEGALE ! Les démarches administratives en Europe : théorie et pratique

Les dernières tribulations d'une expatriée communautaire en Espagne.
Quand la réalité met les textes à l'épreuve.
Il me semble bien me souvenir de mes cours de droit communautaire (j'en ai déjà parlé) qu'en tant que ressortissants de pays membres de l'Union Européenne nous avons le droit de travailler dans les autres pays de l'Union librement et sans subir de discrimination par rapport aux nationaux de ces pays.

Déjà en obtenant mon Numéro d'Identification d'Etranger, j'ai fait plus que lever un sourcil. Mais qu'importe. Je l'ai fait, j'ai fait toutes les démarches obligatoires et accessoires pour être en conformité avec la loi du pays qui m'accueille et à l'économie duquel je participe.

Je suis bien empadronée (inscrite sur le registre municipal), référencée au registre des étrangers, enregistrée à la sécurité sociale, je paie des impôts, mais...

L'entreprise qui m'emploie a déclaré à l'administration mon embauche, a déclaré mon numéro identifiant de résidente en Espagne ainsi que les salaires versés et en prélève tous les mois (à la source) la partie correspondant à l'impôt sur le revenu et aux retenues sociales... mais...

Mais aujourd'hui j'ai appris ce n'était pas assez.

Mieux : j'ai appris qu'après 6 mois d'emploi déclaré et imposé, je n'existe pas pour le trésor public espagnol.

Je n'ai pas bien compris pourquoi mais après 6 mois d'emploi et de déclaration de mon salaire par mon entreprise, tout à coup, le service comptable est venu nous dire, à moi et à 2 autres Français dans mon cas (qui pourtant travaillent depuis plus d'un an ici), que nous n'apparaissions pas sur les registres des services des impôts en Espagne.

Renseignements pris, nos Numéros d'Identification d'Etranger n'ont pas de valeur de pièce d'identité (le certificat n'est pas une carte de résident, en tant que résident communautaire nous n'en avons pas besoin en effet. Le numéro vaut seulement en complément de nos pièces d'identité nationale) et en conséquence, nous ne pouvons pas simplement donner nos numéros pour nous déclarer à posteriori comme le ferait un Espagnol.

Non : il va falloir que je pose un jour de congé pour aller affronter les affres de l'administration, sans savoir même à qui m'adresser ni que leur demander... exactement.
(soupirs)

La suite dans les jours qui viennent...

miércoles, 18 de febrero de 2009

Pourquoi la cigogne migre-t-elle ?

Il paraît qu'une image vaut mille mots, alors une fois n'est pas coutume, je ne vous ferai pas de long discours et garderai ma diatribe pour un prochain post.

Si la cigogne quitte son Alsace natale, c'est entre autres parce que sa terre d'origine, le 14 février ressemblait à ça :

Mulhouse - station de chemin de fer

alors qu'à Madrid, 3 jours après, on voyait ça :

Plaza Jacinto Benavente


Puerta del Sol


Calle del Carmen

Photos réalisées sans trucages (je ne saurais pas faire) le 17 février par mes "soins"...

Alors si après ça, vous vous demandez encore pourquoi la cigogne migre, je ne pourrais que vous parler d'amour !

lunes, 29 de diciembre de 2008

Nouvel an en Espagne : campanadas, uvas y turron

Deuxième épisode des fêtes, après les foies gras et huîtres à foison en Vendée, je passe le 31 décembre, la Nochevieja à manger du Turron à Tudela de Duero, près de Valladolid, ancienne capitale du royaume d'Espagne, en pleine région de Castilla y Leon.
En famille, comme il se doit... avec du raisin et ... devant la télé, comme il se doit...



Las uvas, les 12 grains de raisin dans une main et le verre de champagne dans l'autre : (Et oui, en bonne Française indécrottable de chauvinisme, je préfère encore et toujours les fines bulles de la région de Champagne que celles un peu plus du Cava de Catalogne ... et je rapporte donc à ma belle famille quelques douceurs indécrottable, vous dis-je...)


Le Rituel
Minuit moins cinq, donc, on se branche sur la TVE1, première chaîne de la télévision espagnole pour voir le programme retransmis depuis la Puerta del Sol, où la fête bat son plein : des milliers de personnes attendent dans le froid las campanadas (les cloches)... deux animateurs sortis tout droit des années 80 occupent l'antenne pour meubler l'attente...


Et à 23h59'59'', l'émotion monte encore d'un cran quand la boule dorée descend dans la tour emblématique de la puerta del sol...

Les 4 quarts d'heures sonnent, le temps pour tous de porter les grains de raisin au plus près de la bouche... et le moment fatidique !!
Sur l'écran seule demeure la tour où la cloche sonne accompagnée d'une publicité pour mastercard qui nous souhaite une bonne et prospère année :)
et les 12 grains de raisins dessinés en bas de l'écran de disparaître, avalés par un petit pacman...

Eh ben, il n'est pas si évident de manger en rythme un grain de raisin à chaque coup !!
Pas sûre d'avoir beaucoup de chance quant à moi cette année !

Mais je vous la souhaite à tous aussi douce et riche que les turrones espagnols !

viernes, 5 de diciembre de 2008

6 décembre : jour de la constitution

Pour moi, le 6 décembre est important car c'est la St Nicolas... souvenirs de l'enfance, d'effluves douces et sucrées dans les froides journées de décembre en Alsace.

Ici, en Espagne, le 6 décembre est également important, c'est même un jour férié. Comme il y a beaucoup de jours feriés, je n'ai pas fait tellement attention à sa signification. Mais il se trouve que le 6 décembre est suivi du 8 décembre ferié également, ce qui provoque un pont, voire un aqueduc dans certains cas.

Je suis donc en congés pour un we prolongé, et la moindre des choses que je pouvais faire, c'était vous faire partager ma découverte quant au pourquoi de ce jour férié :

Le 6 décembre 1978, trois ans après la mort de Franco, la nouvelle Constitution est promulguée, marquant le début de la Transición Española qui transforma l'État autoritaire de 1975 en Monarchie parlementaire.

Cette année cela fait donc 30 ans exactement que la constitution espagnole a été promulguée.

miércoles, 3 de diciembre de 2008

Téléphone en Espagne : la blague continue

Hier, je rentre à la maison, où le téléphone est muet depuis deux semaines environ. J'ouvre la boîte aux lettres, et trouve une enveloppe à mon nom de l'entreprise nationale de téléphonie. Persuadée que l'ouverture de la ligne nous a coûté pas grand chose ou rien, puisqu'il s'agissait d'un transfert de ligne, j'ouvre confiante en montant les escaliers.

Ne jamais ouvrir un courrier dans l'escalier!!!
le souffle coupé, j'ai failli dégringoler, embarquer au passage mon chéri et la chérie du voisin du dessus, qui montaient derrière moi, nous faire une entorse collective et une ennemie jurée, lorsque j'ai lu les 3 chiffres avant la virgule, un 1 un 6 et un 7... Notre gentil monsieur venu installer la ligne il y a 3 semaines, qui nous a laissé en plan avec un téléphone muet, nous a facturé la totale...

167 euros pour un téléphone muet et sachant que cette opération est seulement un préalable au dégroupage total!!!! j'ai un peu mal au ...

1e épisode :
Ni une ni deux, Luis prend son téléphone (portable toujours) et appelle le service facturation...
Un Monsieur lui explique que cette somme correspond à une ouverture de ligne et à l'installation d'un nouvel appareil, parce que nous avons demandé visiblement à changer de système... (que celui qui comprend un technicien du téléphone dans un pays dont il n'est pas natif me jette le premier combiné à la figure: j'étais seule quand le type est passé et je n'ai pas franchement compris grand chose à son charabia... c'est ptet ce qu'il a fait sur son échelle après tout, changer de boitier...) que pour ce qui est de la somme en question, il ne peut rien faire tant qu'on a pas payé et que seulement une fois qu'on aura payé, on pourra déposer une réclamation. Quant au fait que la ligne soit muette, c'est pas son problème, faut qu'on appelle à un autre numéro...

2ème épisode :
Luis appelle le service technique. Au bout de 10 minutes d'une attente téléphonicorrible...
- il est trop tard pour fixer un rendez-vous avec un technicien Monsieur, quand seriez vous disponible pour que nous puissions fixer ensemble un nouveau rendez-vous et vous envoyer quelqu'un ?
- je suis joignable toute la journée sur mon téléphone.

- très bien Monsieur, nous vous contactons demain.


3e épisode
Aujourd'hui, il est 17h, je suis au bureau. Mon portable sonne. Je décroche, c'est mon bel hidalgo:
- Tu es au bureau là?
- ben oui pourquoi?

- Ben tu sais le technicien des telecom? Il est devant notre porte. Tu pourrais éventuellement foncer à la maison
(mon bureau est à 10 minutes à pied de la maison) pour lui ouvrir la porte et qu'il puisse réparer la ligne ?
- ... Hein ? Nan mais, attends, je comprends pas là : pourquoi il est chez nous ???? Il appelle pas avant de venir ? Qu'est-ce-que tu lui as dit ?
- Ils viennent de m'appeler... en me disant que le gars était devant la porte. J'avais dit qu'on était disponible toute la journée...

- mais... mais mais ? Disponibles toute la journée ??? mais on bosse !!

- Oui j'ai dit que je serai joignable pour FIXER un rendez-vous... ils ont compris qu'on était disponibles... c'est à dire à la maison toute la journée...
-pfffffffffff.... bon j'y vais, le temps de le dire à mon chef.

Je laisse un mot sur le bureau de mon chef en lui disant que j'ai un problème, qu'il faut que je m'absente une heure et que je reviens après, pour faire mes heures.
Sur le chemin, je cours pour arriver plus vite et à mi-chemin, le téléphone resonne... c'est re-mon chéri, qui me dit "n'y vas pas c'est pas la peine, le gars est parti manger, il revient à 18h..."

Pas du tout zen, je m'énerve et repars dans l'autre sens en laissant bien entendre à tous les passants ce que je pense des télécoms de ce pays...
Alors que je suis dans l'ascenseur, mon chef m'appelle pour me dire que je ne suis pas obligée de revenir, que je m'occupe de mes histoires et que je revienne le lendemain... Je lui répond que je suis déjà de retour.

Arrivée au bureau, j'ai un 3e coup de téléphone, toujours de mon chéri : le technicien m'attend en bas de chez moi, il a fini de manger.

4e épisode
Même pas étonnée, je repars dans l'autre sens et me retrouve dans mon appart dix minutes plus tard pour m'entendre dire qu'il n'y a rien que Téléfonica puisse faire, que le problème est dans les murs. Et ça fait 70€ pour le déplacement.

Je dois avoir eu l'air tellement désespérée alors, que le monsieur a reregardé les branchements et a trouvé un problème qu'il pouvait résoudre... Il me montre gentiment les cablages, le boîtier qui pendouille du mur extérieur et se lance dans des explications... Là, j'appelle mon hidalgo de service pour qu'ils voient ça ensemble parce que moi je déclare forfait.

Le technicien s'apprête à repartir, teste le téléphone, qui fonctionne et me prépare la facture. Je lui demande alors s'il sait pourquoi nous avons une facture de 167 €... il hallucine! Il me dit qu'on a du demander au premier gars d'installer des trucs, je lui répond "peut-être mais quoi?" là il hésite et remballe finalement sa facture en me conseillant de faire une réclamation. Lui, "comme (nous sommes) restés polis" (sic) il ne nous facturera pas le déplacement.

Le monsieur s'en va, je reste avec ma facture et le téléphone qui... sonne!!!

Mon hidalgo me dit qu'il a réussi à joindre Orange, qui doit s'occuper du dégroupage et venir nous installer l'ADSL...
dans quelques jours !!!!!

La suite au prochain numéro!!!

martes, 2 de diciembre de 2008

Noël et autres nostalgies

Quand on vient du Nord, l'idée de passer la période de Noël sous des latitudes clémentes est assez déjà assez déboussolant. Pour une Alsacienne, célébrer ces fêtes dans un endroit où "Bredele" ou "Christkindelsmärik" sont des barbarismes qui pourraient aussi bien désigner le dernier modèle de BMW qu'un animal néozélandais, c'est une fête un peu gâchée d'avance.

Je ne suis pas, loin sans faut, une tenante de chasse pêche nature et tradition alsacienne mais tout de même, il faut avouer que Noël dans ma région d'origine a une saveur particulière.


Jusqu'à l'écoeurement...

Du temps où j'habitais à Strasbourg, cet engouement général pour le marché de noël, ses petites maisonnettes en bois et en pain d'épices, me donnait sinon envie de vomir, du moins envie de fuir très loin de la foule de touristes, venus s'extasier par troupeaux entiers, devant une malheureuse boule de Noël et ne trouvent rien de mieux à faire au passage que de te coller leur pomme d'amour dans les cheveux ou de renverser leur gobelet de vin chaud sur l'anorak de la malheureuse étudiante qui n'a d'autre choix pour aller à la fac que de traverser le maudit marché de la place Broglie.


Mais voilà, la nature humaine est ainsi faite qu'on ne désire que ce qu'on a pas (philosophie de haute voltige que les Alsaciens, grands philosophes devant l'éternel, expriment très bien par une petite chanson : d'r Hans Im Schnockeloch, hett alles was er well, un was er hett des well er nitt un was er well des het er nitt... qui peut se traduire par Jean du trou de moustique a tout ce qu'il veut, sauf que ce qu'il a, il le veut pas et ce qu'il veut il ne l'a pas. Des puits de sagesse les Alsaciens je vous le dis).

Et donc, maintenant que l'Alsace est très très loin, j'ai un peu de nostalgie, le Heimweh, comme on dit là-bas, et des envies sauvages de Bredele (ce sont pas des animaux étranges mais des petits gâteaux de Noël, dont l'odeur d'anis, d'épices ou de noisette remplit les maisons alsaciennes pendant tout le mois de décembre et qui se mangent de Noël à l'Epiphanie).

Aux grands maux, les grands moyens : ma décoration express de Noël

Je suis donc partie en exploration pour faire entrer l'esprit de Noël dans ma maison madrilène.
J'ai acheté au magasin Casa de Callao, 4 petites bougies pour faire une couronne de l'Avent, bricolée avec du papier vert, puis au marché couvert de la place de la Cebada (à la Latina) des pommes bien rouges, qui sont venus orner la cheminée, à côté du calendrier de l'avent hyper kitsch que mes gentils parents m'ont envoyé. J'ai disposé mes pains d'épices rapportés le mois dernier de Gertwiller, avec leurs images kitsch à souhait...

Petite touche finale, j'ai mis des lumignons un peu partout dans la maison et suspendu un calendrier de l'Avent en tissu dans l'entrée, avec des surprises en chocolat pour chaque jour du 1e au 24 décembre, pour mon bel (et plus svelte pour longtemps) hidalgo.

L'autre pays de Noël

Pendant mon exploration et au cours de ces derniers jours, je me suis aperçue que Noël en Espagne c'est ptet encore plus impressionnant que Noël en Alsace.
Ok, ils ont pas la neige et leur marché de noël fait pitié, mais côté traditions, ils sont aussi forts !
Et comme le froid est arrivé et les nuits tombent aussi tôt, eh bien, il ne me reste plus qu'à me mettre aux fourneaux pour que l'ambiance de noël ne soit complète !

Au prochain épisode, je vous raconte les traditions de Noël espagnoles ! ça vaut bien un ou plusieurs articles...

jueves, 27 de noviembre de 2008

Une bloggueuse sachant blogguer

Ce soir, je m'aperçois que cela fait 10 jours que je n'ai rien écrit...

Comment ça je m'"aperçois"?
Non pas que les foules manifestent sous mes fenêtres pour réclamer leur brioche quotidienne (euh, c'était pas ça?), non pas que je sois enfin totalement et définitivement atteinte de sénilité (quoique...) mais c'est tout simplement que la cause de mon silence est tellement banale et simplement stupide que ça m'exaspère tant que je préfère ne pas y penser...

Doit savoir faire abstraction...

Je devrais donner des cours aux accros hein, parce que je vous promets que c'est un bel exercice, 10 jours d'abstinence...
On apprend beaucoup sur soi-même et sur l'étendue de la dépendance dont on souffre!
Bref, j'ai tenu 10 jours sans me connecter à la migration de la cigogne et je replonge quelques minutes, pour raconter justement cet épisode intéressant de « vis ma vie en Espagne ».

Doit savoir blogguer sans connexion…


L'inspiration est là, les idées aussi, le temps un peu moins mais c'était pas pire avant... alors le problème c'est quoi?
Eh ben vous vous souvenez que nous avons déménagé...
Oui c'était il y a trois mois maintenant... mais ceux qui connaissent mon hidalgo préféré et me connaissent sauront que notre tendance naturelle à la procrastination a été décuplée depuis que nous vivons ensemble...

Donc nous avons enfin fait changer la ligne téléphonique et, au bout de deux mois, décroché (seulement parce que le proprio de l'immeuble se faisait très très insistant) le fil qui reliait l'appartement du bas (où nous vivions jusqu'en septembre) et l'appartement du haut (où nous vivons depuis septembre, donc)... fil, certes fort peu élégant sur la façade mais qui nous procurait, tel celui d'Ariane dans la légende, une lumière, un chemin vers le monde extérieur : le téléphone, la télé et... Internet.

Evidemment nous n'avons décroché ledit fil qu'une fois que le technicien de Téléfon ica est passé et nous a assuré que tout était réglé et que nous avions une nouvelle ligne de téléphone établie.
Il y a 15 jours donc. Ensuite, Vert (enfin la marque qui porte le nom d’une autre couleur, mais que je ne nommerai pas, pour ne lui faire aucune publicité même pas négative à elle non plus…) nous a garanti par trois fois au téléphone (portable) que nous allions recevoir notre nouvelle boîte vivante (ça non plus je n'écrirai pas en english parce que je suis sûre qu'ils font de la veille) super vite parce qu'en plus on est des anciens clients et on reste avec eux (on est des anciens clients et pourtant on reste avec eux devrais-je écrire!!!)

Et bien cela fait 10 jours que Vert après m'avoir juré les grands Dieux que nous allions être reliés immédiatement à leur réseau super fort et vachement mieux que celui de la concurrence... en attendant leur super boîte... ne fait rien pour nous relier...

10 jours que mon téléphone reste muet.

Me voilà donc sans connexion, cette fois de manière permanente... non, parce que c'est pas comme si c'était exceptionnel : en Espagne, on a beau avoir, aux dires de certains, seulement les bons côtés du libéralisme, il y a encore un domaine où on hallucine de voir tellement d'incompétence et tellement peu de bienfaits de la société de marché : les télécommunications.

On a le choix entre payer cher et cher payer sur le plan des prix et entre une connexion qui plante et une connexion qui déconnecte pour l'efficacité.

Deux exemples:

cas n°1) Avec vert, on décide de payer cher : c'est notre cas, on est des geek, on l'assume. Nous sommes sur un forfait de 43 € (attention c'est HORS TAXE!!! ils annoncent toujours les prix hors taxe ici quand c'est des forfaits... ok la TVA n'est qu'à 16% mais c'est pas rien tout de même...) bref on paye autour de 50€ par mois, pour avoir les communications nationales sur les fixes, internet et les chaînes pas terribles de la TV numérique.
Les communications internationales sont à 6 € de plus (HT toujours) et pour avoir les canaux de tv intéressants, c'est encore 12€ de plus par mois.
Oui je sais... no comment... Moi aussi avant j'avais pour moitié moins cher la totale... tout inclu.
Mais nous on s'estimait heureux (quand ça marchait) : on payait cher mais ça fonctionnait(parfois bien). A peine si la connexion sautait tous les trois quatre jours, mais comme mon ingénieur-geek de novio, lors du premier incident technique, avait réussi à obtenir un gars compétent à la hotline (à 2€ la minute) au bout d'1 demie-heure, on se plaignait pas... quand ça plantait, moi j'attendais que mon geek rentre et lui, il faisait ce que le monsieur lui avait dit, reboot que tu booteras et miracle, ça marchait.

cas n°2) On veut pas payer trop cher: on reste sur le forfait de base (22€ HT) de l'équivalent de Fce tél et là c'est le début des emm...
Des amis à moi ont des coupures de téléphone de deux trois jours tous les quinze jours. Et quand ça marche, faut pas cesser de pédaler... les micro-coupures et le reboot c'est toutes les 10 minutes.

Je n'ai pas testé les autres opérateurs, mais je n'en entends pas de bien... A quand une concurrence qui ait vraiment des effets bénéfiques pour les consommateurs?

Si quelqu'un veut éclairer ma lanterne ou me donner des conseils, welcome!!!

Parce que là, jusqu'à ce que Vert ne décide de faire quelque chose, je suis donc réduite à écrire le brouillon de mon post sous word, comme à l’âge de l’homme de Cromagnon, (qui paraît-il n’avait ni l’adsl ni la tv dans sa grotte!!!) et ensuite de profiter bassement de deux minutes de pause pour publier en piratant quelques instants la connexion du bureau!!

Vous comprendrez donc cette interruption momentanée de service, bien indépendante de ma volonté.

Je vous laisse, je me remets à ma séance de méditation !

PS: et non y a pas d'image... pour la même raison, désolée!!

domingo, 16 de noviembre de 2008

La loterie de Noël : le gros le plus populaire d'Espagne

Je reprends ici les première lignes d'un article que j'ai publié sur ExpatEspagne sur le phénomène de la loterie de Noël à Madrid.

Un spectacle inouï

Pour qui n’est jamais venu à Madrid pendant les semaines (j’oserais les mois) qui précèdent Noël, le spectacle a de quoi surprendre…


Nous ne sommes pas en Pologne dans les années 80, vous n’avez pas entendu d’annonce alarmiste de guerre nucléaire ou de fin du monde imminente, il n’y a pas non plus l’air d’avoir une promotion monstre pour liquidation totale avant cessation d’activité dans les parages et pourtant… Non, vous ne rêvez pas, la queue qui s’échappe de cette échoppe fait bien tout le tour du pâté de maison sur la Gran Via, une des avenues les plus fréquentées de la capitale espagnole. (et H&M c'est de l'autre côté de la rue...)

Pour qui ne compte aucun Espagnol parmi ses proches, pas moyen de comprendre. Pour celui qui en connaît personnellement en revanche, passée la surprise, la raison de l’attroupement apparaît rapidement.

- J’ai fini par m’habituer pour ma part au fait qu’un docteur en sciences soit capable de courir chaque vendredi soir pour arriver avant la fermeture des magasins, acheter, éreinté, un billet d’Euromillions, où il a (à peu près) 0,00000000013 chances sur mille de gagner, et ressortir du kiosque, délesté de 2 € mais plus riche, l’espace de quelques heures, de l’espoir de ne pas avoir à aller au bureau le lundi suivant.

- Je n’ai presque pas tiqué lorsque mon médecin a quitté la consultation pour apporter sa participation à la loterie que lui réclamaient ses collègues.

Alors, lorsque j’ai fini par lever le nez et apercevoir le logo de la française des jeux (enfin l'équivalent espagnol) sous le nom de la boutique, Doña Manolita, et que j'ai réalisé qu'on approchait de Noël, il ne m'a pas fallu faire beaucoup d'efforts (je suis blonde mais quand même) pour deviner que ce qui se vendait comme des petits pains étaient des billets de loto.

lire la suite de l'article sur ExpatEspagne

martes, 11 de noviembre de 2008

La cigogne chez les Expat en Espagne

Juste un petit clin d'oeil dans le miroir...


si vous arrivez à déchiffrer... eh oui, c'est moi :)
et sinon, cliquez sur l'image...

je me présente et pour tous les Français et francophones en quête d'informations sur l'Espagne, le NIE, la sécurité sociale, le logement et tout le toutim... je vous recommande encore une fois ce blog-site (et ça a rien à voir avec le fait que j'ai l'intention d'y contribuer!).

viernes, 11 de julio de 2008

Vivre en Espagne

Pour ceux qui se posent des questions sur les formalités à remplir pour venir vivre en Espagne, voici un site qui peut être utile, on y retrouve rassemblées quelques informations sur les droits et obligations légales des Français (qui vaut aussi pour les ressortissants des autres pays membres de l'Union Européenne) en Espagne :
Si vous vous demandez à quoi sert l'empadronamiento, comment souscrire à la sécurité sociale etc... cette partie du site "franceses"est faite pour vous.
Enfin... à condition de parler espagnol (me demandez pas pourquoi le site des Français en Espagne est en espagnol, c'est pas moi qui l'ai fait!!!)

Trouver du travail en Espagne - salaires et niveau de vie


Les tribulations d'une chômeuse en Espagne (épisode 5)...

6 mois de recherche d'emploi en Espagne, dont 4 non rémunérés, ont fait de moi une experte en marché du travail espagnol, sites internet, processus de recrutement et autres bonheurs ANPEsque... J'ai décidé, dans ma grande bonté, de partager mes informations avec vous...

Je vous avais planté le décor au préalable avec le népotisme comme règle de recrutement généralisé... je continue ma peinture au noir avec les salaires

2e généralité hâtive mais vrai au sujet du marché de l'emploi en Espagne : les salaires sont extrêmement bas, ridiculement bas pour des Parisiens.

Le SMIC est en ce moment autour de 600 euros bruts mensuels.
Les emplois un peu qualifiés, tels que ceux auxquels j'ai pu postuler, assistante ou chargée de communication, sont rémunérés le plus souvent entre 12000 et 18 000 € bruts ANNUELS!!!!

Le plus souvent les salaires sont versés sur 14 mois, soit 12 salaires mensuels et un salaire en plus en juillet et un autre en décembre... Pour un ingénieur, il peut s'estimer heureux si, en début de carrière, on lui offre autour de 1300 euros net.

Une nouvelle classe sociale a émergé ces dernières années, qu'on appelle les milleuristas, composée de tous ces jeunes employés qui gagnent 1000 euros par mois et doivent se débrouiller avec ça, alors même que les loyers à Madrid sont à peu près équivalents aux loyers parisiens... Compter pour un appart de 50 m carrés au centre-ville entre 900 et 1100 euros... soit un salaire...

Enfin, la conséquence de ces salaires de misère et d'un chômage qui augmente de façon quasi-constante, c'est la précarité... Le travail au noir est monnaie courante, et lorsqu'on arrive à avoir un contrat écrit, un salaire correct, il faut savoir que la durée de la période d'essai est régulièrement de 6 mois, au cours desquels on peut, comme en France, être mis à la porte du jour au lendemain et que dans beaucoup de cas, la période de préavis ne dépasse pas 15 jours pour les emplois non cadre...

Et quand on est au chômage, ben l'INEM (équivalent de l'ANPE) vous dit gentiment qu'ils n'ont pas d'offres dans votre secteur (voir mon "article" sur le chômage à Madrid)... et d'après mes indics, on touche au maximum 1 000 euros d'indemnisations...

Maintenant que vous avez les éléments généraux, le back-ground, comme on dit chez nous...
je pourrais vous raconter les caractéristiques propres à la recherche d'emploi des ressortissants étrangers en Espagne... ce sera pour une prochaine, sinon vous allez vraiment vous déprimer!

PS : petite touche positive tout de même, pour vous rassurer: il est de coutume dans les entreprises espagnoles d'offrir à ses employés un panier garni à Noël :) (qui a dit "ça fait une belle jambe"??)

jueves, 3 de julio de 2008

La vraie vie d'une Française à Madrid

ma nouvelle collègue Elodie, Limousine (Sostranienne et Creusoise) de 23 ans a fait aussi un blog sur sa vie à Madrid.

Pour découvrir le quotidien d'une djeune immigrée active à Madrid, ou pour ceux que la montée d'une jeunette du Centre français à la capitale (mais en plus exotique) intéressent, et plus généralement pour ceux qui veulent connaître le sens du mot "fiesta", je vous conseille le blog : Ma vie à Madrid.

quant à ma vie, elle attendra un peu... nouveau boulot, nouveaux horaires...

lunes, 23 de junio de 2008

Des différences entre français et espagnol (bis...)

Dimanche soir de coupe d'Europe de football (je me fous du foot mais les Espagnols pas, visiblement...) : l'équipe d'Espagne bat l'Italie !
Certes le match est mou et inintéressant, même pour les afficionados, certes la victoire est difficilement arrachée aux tirs aux buts, mais quand même... !

Ben là, j'avoue, j'ai un peu honte, que j'étais ravie que les joueurs de la roja ne jouent pas comme les bleus qui se sont fait éliminer avant les quart de finale. J'irai jusqu'à dire que mon petit coeur de Française battait pour l'Espagne ! Rien contre les Italiens, mais j'ai gardé quelque chose comme un mauvais souvenir du match où la squadra azzurra avait battu la France, en finale de la dernière coupe du monde!
Du coup, je n'ai même pas râlé quand les Madrilènes sont sortis célébrer cette victoire dans la rue, à grand renfort de cris et de klaxons jusque tard dans la nuit !
... et ptet même que je regarderai le match contre la Russie...

sábado, 21 de junio de 2008

multicultural... alguien dijo multicultural?

He dicho que lo iba a hacer...
Asi que voy intentarlo: escribir de vez en cuando entradas en español en mi blog, para los Españoles que no entienden francés... no prometo nada, pero, al fin y al cabo, este blog habla de lau vida de una Francesa en España, me parece justo que podáis entender un poco...

Si algun@s de vosotr@s quieren corregir los errores... feel free! (con cariño, por favor...)

jueves, 19 de junio de 2008

Les tribulations d'une chômeuse française en Espagne

Comme certains le savent, j'ai quitté mon poste de chef de projet dans une agence de graphisme à Paris en janvier 2008, pour tenter la chance et l'aventure de l'autre côté des Pyrénées, où m'attendait Luis. Je me suis donc installée à Madrid en février et, depuis, je cherche un travail, plus ou moins activement selon les périodes.

Nous sommes en juin, soit 5 mois plus tard, et je n'ai pas encore trouvé chaussure à mon pied...
normal me direz-vous, pour les tenants de ma génération "zapping"... (voir sur ce sujet le "bloug" de mon ami frouny)... Oui, et non.. ce n'est pas seulement parce que je suis difficile que je n'ai pas encore trouvé d'emploi de rêve, et même pas d'emploi du tout...

Il faut préciser que je ne parlais pas super bien en arrivant, pas assez à mon goût pour passer un entretien d'embauche sereinement et préciser également que je ne disposais que d'assez peu de contacts dans mon domaine (la culture, la science politique) à Madrid.

Dans tous les cas, cette période me donne l'occasion de vivre une expérience intéressante, de découvrir les arcanes du marché de l'emploi en Espagne et de partager avec vous mes tribulations... préparez vous, les aventures de paquerette chercheuse d'emploi en Espagne, ça déménage!!

jueves, 5 de junio de 2008

la cigogne est arrivée !

:::au commencement étaient::: les migrations.

A l'origine de ce blog était l'envie de partager mon expérience, celle de ma "migration" vers des contrées plus chaudes et de mon quotidien de francaise débarquée à Madrid.
Soyons francs, en tant que Francaise, et plus généralement avec un passeport de l'Union Européenne, décider de s'installer dans la capitale espagnole n'a rien d'extraordinaire. Ma migration à moi ne relève certainement pas de l'aventure que peut connaître l'Africain qui tente le voyage vers l'Europe et l'illusion de la prospérité. Pourtant, au jour le jour, faire son nid dans un nouveau pays, si proche soit-il, est une expérience intense, exhaltante par moments, desespérante à d'autres, une tranche de vie qui prend parfois des allures de roman.
C'est ce qui me pousse à "prendre le clavier" et à tenter de mettre des mots sur le vécu, et de livrer, en toute humilité, un regard personnel sur la société espagnole de 2008.