lunes, 1 de marzo de 2010

La solution à la crise en Espagne


Ceux qui vivent en Espagne le savent, ici "la crisis" est omniprésente.
A mon arrivée à Madrid il y a deux ans, la crise commençait déjà à faire sentir ses effets. On en parlait beaucoup, mais elle restait pour beaucoup un concept abstrait. Aujourd'hui, il n'est plus possible de s'en cacher, on en voit le résultat partout et plus seulement dans les discours. 20 % de chômage et peu de perspectives pour que les choses s'améliorent, forcément le moral en prend un coup. Le secteur de la construction s'est effondré, les taxis se plaignent de ne plus avoir de clients, les entreprises ne recrutent plus que quand elles sont vraiment obligées, les restos et les bars trépignent et prient pour que la pluie ne décide pas de leur plomber un autre vendredi soir...

Bref, je laisse les infos déprimantes et les analyses économiques aux journaux...

Sur un site de recherche d'emplois, j'ai vu cette banière, au message plutôt symptomatique :
Hazte funcionario y fuera la crisis
"Deviens fonctionnaire et adieu la crise" !

Un peu de pégadogie s'impose : il s'agit d'un site qui vend des formations, de préparation aux concours de la fonction publique.

Mais pour la contemplatrice de la société espagnole que je suis, c'est le côté ironique de la situation qui prime : c'est un peu comme un deuxième effet kisscool de la crise... désormais, le fonctionnariat, tellement décrié en France, est à la mode en Espagne...

8 comentarios:

Matilde dijo...

En Espagne, être fonctionnaire n'a pas un très grande réputation sociale, nous sommes censés de ne pas avoir d'ambition, fainéants, etc. Tous les clichés péjoratifs possibles.
Mais en temps de crise, tout le monde envie notre salaire fixe et non soumis aux bouleversements du marché.
Re-bienvenue à l'écriture du blog, Mathilde! J'étais en manque de lire tes observations.

Kai dijo...

Je te lis aujourd'hui après avoir écouté aux infos la proposition d'un nouveau contrat de travail en Espagne, type CPE en France (finalement pas accepté, les patrons ont dû se contenter du CNE, moins "ambitieux"... et qui n'est presque pas utilisé). Ce contrat d'une durée de 6 mois à 1 an max serait pour les moins de 30 ans, ils auraient la possibilité (hum...) d'atteindre le salaire minimum (633€/mois pour rappel), seraient licensiables sans indemnité, et ne cotiseraient pas pour le chomage (donc n'y auraient pas droit en cas de licensiement).
Je crois qu'avec cela, effectivement on peut vouloir être fonctionnaire, même avec un salaire faible et une mauvaise réputation... Idem que Matilde, j'espère te lire à nouveau prochainement!

Anónimo dijo...

Bonjour,
Bien contente de voir que tu as repris l'écriture de ton blog. Très intéressant, mais malheureusement pas assez régulier...
Une bonne journée à Madrid (ville superbe que je ne connais que depuis une année - je n'y ai passé que deux week-ends, mais elle me plaît beaucoup)
Pascou

missiscrumble dijo...

eh oui c'est vrai ça, il nous manquait ton blog !

paquerette dijo...

un grand merci pour vos messages qui m'encouragent à reprendre la "plume"...
j'espère avoir de nouveau un peu plus de temps pour commenter l'actualité espagnole ou simplement partager mes impressions!
...entre autre sur les contrats et les conditions de travail, dont j'ai déjà parlé à l'occasion mais qui n'en finissent pas de me laisser pantoise...

à très bientôt!

mapomme dijo...

paquerette is back! don't stop.
bisous, bisous de paris...
etienne

The United Statesian dijo...

Now, even the fonctionnaire are being hit by the crisis... not a guarantee any more.

Belén dijo...

Être fonctionnaire c'est le but des beaucoup d'espagnols depuis toujours. Et c'est ne pas vrai qu'ils sont mal payés, normalmente ils gagnent plus que dans une enterprise privée. Moi je suis infirmière et je gagne environ 2.000 euros par moi, en hôpital privée tu gagne beaucoup moins que ça. C'est très intérésante ton blog, j'aime bien lire les impresions d'une française qui habite a mon pays. (Desolée pour la grammaire et l'hortographe)