chroniques madrilènes: les aventures d'une Française à Madrid et autres histoires espagnoles. Vida cotidiana de una francesa en Madrid.
sábado, 23 de agosto de 2008
La catastrophe de Barajas : médias et loi de proximité
Drôle d'époque...
Bilan de la catastrophe : 153 morts et 19 blessés
Au final ce sont 153 personnes qui ont trouvé la mort dans l'accident de l'avion de la compagnie Spanair en partance pour les îles Canaries... quelques secondes à peine après avoir décollé l'un des moteurs a pris feu et l'avion est allé s'écraser à quelques kilomètres du terminal T4.
On ne peut s'empêcher de s'émouvoir à l'idée de ces familles bouleversées et de partager leur deuil. On ne peut s'empêcher de verser dans l'empathie et, à juste titre, comprendre leur désir de connaître la vérité sur les circonstances de l'accident (y a t-il oui ou non eu obligation faite au commandant de décoller alors que celui-ci s'y refusait pour des raisons de sécurité?)
Loi de proximité
Pourtant, je m'interroge... il ne devrait pas y avoir d'échelle de la souffrance, de hiérarchie des victimes : ces 153 personnes sont aussi importantes que les victimes d'un attentat en Israël dont on entendra pourtant moins parler et beaucoup moins nombreuses que les milliers de familles déracinées au Soudan... dont on entend jamais parler.
Vous me direz que c'est normal et je le sais, c'est ce qu'on appelle "la loi de la proximité" en journalisme: les événements qui sont proches des lecteurs les intéressent plus et seront donc traités en priorité et en profondeur par le média quel qu'il soit plus, laissant les autres événements au second plan.
ça n'empêche que ça me choque de voir que moi aussi, à mon petit niveau, j'accorde plus de temps, d'intérêt, d'empathie aux familles des victimes de l'accident du 20 août et je ne consacre pas un article entier à ces 64 immigrés clandestins qui sont parvenus, eux à leur destination, une plage des Canaries justement... Vivants mais promis à quel avenir dans cette Europe de plus en plus fermée sur elle-même et moins prompte à l'empathie vis à vis des malheurs du "reste du monde"?
miércoles, 20 de agosto de 2008
Dernière minute: un accident d'avion à Madrid -Barajas
(AFP)
Al menos 45 personas han muerto y 40 resultaron heridas en el accidente de un avión de la compañía Spanair en la T-4 del aeropuerto de Madrid-Barajas que tuvo que realizar un aterrizaje de emergencia, según un balance provisional de la Delegación del Gobierno en Madrid.
Au moins 45 morts et 40 blessés dans un accident d'avion survenu aujourd'hui vers 14h au cours atterrissage forcé au terminal T4 de l'aéroport de Madrid-Barajas.
El accidente sufrido hoy por un avión de la compañía Spanair es el primero que se produce en el aeropuerto de madrileño de Barajas desde 1983, hace casi veinticinco años.
L'accident de cet avion de la compagnie Spanair est le premier survenu à Barajas en 25 ans, depuis 1983.
Minutos después de despegar, el avión, un vuelo 5022 en código compartido con la alemana Lufthansa con destino a Las Palmas de Gran Canaria, tuvo que realizar un aterrizaje forzoso que provocó que se incendiara el aparato, indicó un portavoz del servicio de emergencias del aeropuerto citado por RNE.
El avión, con capacidad para 166 pasajeros, se salió de la pista en la Terminal 4 de Barajas, indicaron los bomberos del aeropuerto, que movilizaron 11 vehículos al lugar del accidente y no pudieron indicar si hay víctimas.
El aparato, de tipo MD-90, se incendió durante el despegue, según los medios españoles, y al aterrizar dejó dos grandes columnas de humo que trataban de apagar varios helicópteros, según imágenes de la televisión CNN Plus.
Vacances à l'espagnole (2)
une fois rentrés de Balboa, nous avons repris le travail pour quelques jours avant les vraies vacances. Pour moi ce fut vacances famille entre l'Espagne et la vendée.
Et pour commencer, un petit tour au sud de la Catalogne chez des amis...
une petite semaine dans un petit village, Godall, entre mer et montagne
que du bonheur...
quelques instantanés :
Chaleur adoucie par la brise, callanques au soleil couchant, qui abritent de la foule et du vent,
soleil qui perce au travers de la vigne, l'odeur du jasmin qui berce les soirées, saveurs de paella et autres pan tumaca, rires et partage, accents qui se mélangent, castillan, catalan, français, anglais... une babel de vieilles pierres aux effluves de félicité...
au milieu des oliviers, pêchers, orangers à perte de vue...
une petite bêbête agressive, quelques goutes et la fiesta du village, si elles ont troublé le calme, n'ont pas réussi à gâcher ces vacances idéales...
On reviendra!!
Vacances à l'espagnole (1) : fraîcheur et gastronomie dans le Bierzo
*finde= abréaviation slang de fin de semana, signifie week-end.
En bonne néo-madrilène, j'ai bien sûr suivi l'exemple de mes congénères et j'ai tâché d'échapper à la chaleur, même si comme le précisait un ami qui vit à Madrid depuis longtemps, cette année il n'a pas fait très chaud... (voir son commentaire me traitant de "râleuse" suite à mon dernier post...) !
Quoi qu'il en soit de la chaleur des autres années, moi j'avoue que j'ai été impressionnée par les températures de la fin juillet à Madrid et j'ai apprécié de quitter la capitale pour des endroits plus tempérés.
Vive les jours fériés madrilènes !
Avant les vraies vacances, à la mer évidemment, nous nous sommes d'abord organisé un week-end entre amis, dans le Bierzo, à la faveur d'un jour férié (jours fériés qui sont apparemment plus fréquents qu'en France, je reviendrai sur cette spécificité espagnole une autre fois).
Grâce à un obscur saint (pas de vilains jeux de mots... et d'ailleurs le ditsaint était peut-être très lumineux, mais il ne m'était pas familier) hop, un vendredi saute et nous voilà partis le jeudi soir direction Balboa, petit village niché au creux d'une vallée dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.
Quelques 4 heures plus tard, passés les traditionnels atascos (bouchons) qui accompagnent en toute logique ces petits cadeaux que sont les week-end prolongés, nous nous installons sous le chapiteau de la payosa au centre du village pour déguster un plateau d'embutidos de la maison (charcuteries).
Les payosa
Ces huttes, d'une vingtaine de mètre de haut, de forme cylindrique, en pierres et au toit de chaume sont de tradition celtique. On en trouve encore quelques unes dans cette partie du Bierzo, la comarca (région) qui, située à l'extrême de Castille-Léon, est à la frontière avec la Galice et a ainsi été beaucoup sous l'influence celte. A l'origine destinées à l'habitat, hommes et bêtes sous un même toit, elles sont aujourd'hui restaurées et souvent transformées en bar ou restaurants.
Nous avons quant à nous passé le plus clair de notre temps dans la payosa de balboa, au moulin du village d'à côté lui aussi transformé en bar, ou à découvrir les chemins et villages alentours, que peuplent les pélerins en route vers Saint Jacques.
Entre autres Villafranca del Bierzo, très belle petite ville où nous avons dégusté le pulpo à la Gallega (poulpe à la galicienne, cuit à l'étouffé et servi avec un peu d'huile d'olive et de paprika, un régal!)